Culture

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Le 26 août 2010

Tabula rasa

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C’est rigolo. Les temps de crise liés à une conscience écolo de plus en plus intégrée et une tempérance consumériste de bon aloi voient fleurir des tonnes de « bonnes idées » pour recycler et ne pas dépenser un rond. N’oubliez jamais pourtant qu’il y a un gouffre sans fond entre les designers qui ont l’œil et la papatte bien formés (de Jasper Morrison au collectif Droog Design) et nous, nous, simples bricoleurs du 1er dimanche de septembre, prompts à transformer une bouteille de Sancerre épuisée en pied de lampe monstrueux.

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D’ailleurs, cette différence entre eux et nous réside notamment dans le concept. Pour exemple, cet amusant et ludique porte-manteau issu d’une chaise d’enfant sectionnée puis suspendue (oui, hardcore), dont le collectif Junktion Backrest Hanger est l’auteur. À présent, regardez l’autre partie de l’image immortalisant un jour comme les autres (pas trop chargé) dans ma chambre. Entre les deux: pas de gain de place, pas de gain esthétique (une fois la chaise recouverte de vêtements, hein, c’est le même bordel), rien sauf l’idée. CQFD.

Des idées, on en trouvera (à appliquer ou pas selon le talent) dans cet ouvrage: REMAKE IT 500 IDEES DESIGN POUR RECYCLER MEUBLES ET OBJETS, Henrietta Thompson, Illustrations de Neil Whittington, Thames and Hudson, 28 €. Parution : 7 octobre 2010

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Le 30 avril 2010

Docteur à tuer, Josh Bazell et La Cosa Nostra

Docteur_A_tuerLorsqu’on m’a dit que j’allais lire l’un des best-sellers américains de 2009, que c’était un thriller à base de mafia et d’univers hospitalier, le tout saupoudré de cynisme à la Dr House, j’ai demandé où était la porte de secours. Alors j’ai laissé le roman reposer sur la table du salon, une semaine, puis deux, finalement un mois entier. Grand mal m’en a pris, puisque j’ai dévoré Docteur à tuer en une seule journée : Josh Bazell, l’auteur, et moi, dans le lit un samedi après-midi à vivre au rythme du héros, un certain Peter Brown…

Peter Brown est médecin dans un hôpital de troisième zone à Manhattan, il se came aux médocs, vit et travaille dans un environnement qui rappelle à tout téléphage des séries comme Urgences, Dr House ou encore Scrubs (vite-fait). Cela aurait pu désavantager le livre que de le vendre sur ses ressemblances avec des (anti-)héros hertziens mais une fois qu’on entre dans l’univers de Peter, on est happé par une histoire captivante et une écriture fluide, vive, pleine d’humour noir. Peter est devenu médecin grâce au programme de protection des témoins du FBI ; dans une première vie, il était tueur à gages pour la mafia, n’avait depuis l’adolescence pour amis que des membres de La Cosa Nostra sans jamais au fond adhérer à leurs actions ni leurs pactes. Et c’est avec l’arrivée dans son service d’un patient nommé Squillante que le passé de cet homme va ressurgir… On rit (parfois jaune) autour des armes à feu et des mafiosos de banlieue comme avec Les Sopranos, on ne s’ennuie jamais, c’est rythmé, plein de rebondissements, bref tous les éléments d’un bon thriller sont réunis.

En revanche, si vous êtes hypocondriaque, ne lisez pas Docteur à tuer ! Le roman est truffé d’anecdoctes glauquissimes (l’auteur est lui-même docteur) qui vous laisseront terrifié à l’idée de remettre un jour les pieds à l’hosto.

Loin d’être accoutumée par les thrillers et les histoires de mafia, j’ai vraiment adoré ce premier roman de Josh Bazell, et je ne suis pas la seule : Leo DiCaprio incarnera prochainement le Dr Brow au cinéma, ça vaudra le détour je n’en doute pas une seconde.

Docteur à tuer de Josh Bazell, 20 euros aux Editions JC Lattès.

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4 commentaires jennifer Ecrit sous acide par jennifer
Le 23 février 2010

La cuisine d’Abdel

La_Cuisine_d_AbdelHier soir, en toute discrétion je suivais M6 et son nouveau bébé de real tv : Top Chef. Si vous aimez Un Dîner presque parfait (parce que ça donne des idées de recettes mais surtout parce que mélanger des beaufs à des bourges à table, ça vous amuse, méchante personne que vous êtes), vous avez dû aimer. Moi, ce sont surtout quelques-uns des participants que j’ai principalement aimés… Benjamin Darnaud, OMG je t’aime, apprends-moi à lier une sauce !

En fait, je ne voulais pas vous parler de M6 mais de Canal +, plus précisément d’Abdel Alaoui. Abdel, c’est ce cuisinier ultra speed de L’Edition Spéciale. Toujours rapide dans ses interventions culino-ludiques mais efficace : des recettes sympas et faciles à réaliser, avec cette volonté de mettre du plaisir quasi enfantin dans la cuisine.

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Abdel vient de sortir son premier livre de recettes, La Cuisine d’Abdel, et comme je le trouve plutôt chouette (le livre, mais aussi le jeune chef hélas pour moi en couple), je vous en montre quelques pages. Ce Carnet s’adresse aux passionnés comme aux débutants, aux végétariens comme aux régressifs (mousse de pistache au pop-corn, mmm).

Les recettes sont énoncées simplement, sans chichis et expressions pros, quelques jeux et quizz instructifs illustrent les pages au design fresh et mode, puis surtout, les thèmes abordés, qui font écho : les dîners de fête et du lendemain, les recettes hypo et hyper, les dîners sexy, le plateau TV, la bobo attitude et même les recettes en cas de panne d’électricité ! Le seul petit reproche que je pourrais faire est le manque de visuels, mais c’est un parti-pris esthétique, donc on ne râle pas et on attend la cuisson pour voir le résultat de certaines recettes.

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Un premier livre sympa et pas cher pour qui veut cuisiner pour soi et ses amis.

La Cuisine d’Abdel (64 pages), 8,95 euros.

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Le 31 janvier 2010

Au Diable Vauvert sur iPhone

Au_Diable_Vauvert_IphoneAu Diable Vauvert rocks ! Moi qui tremble à l’idée – avec l’arrivée de l’iPad - que le livre numérique puisse dominer notre mode de vie branché-branchouille, je retourne ma veste pour vous inviter à la lecture gratis. On le sait, acheter un livre est aujourd’hui devenu un luxe. C’est dans l’idée d’une culture pour tous et d’un modernisme clairement apprécié que les Editions du Diable Vauvert ont créé leur application pour iPhone

Grâce à ce widget que vous pouvez ajouter gratuitement sur votre smartphone via l’Appstore, il vous est actuellement possible d’accéder à la lecture intégrale du dernier roman de Douglas Coupland, Jpod. Entièrement gratuit, applaudissons !

L’appli , qui offrira d’autres lectures et interviews d’auteurs en libre accès, permet également de découvrir les infos concernant les écrivains du catalogue, ainsi que les adresses des libraires diffuseurs. D’autres bonnes surprises sont à venir, alors si vous avez un iPhone, au lieu de chercher une énième appli bourrative, dirigez-vous droit vers cette maison d’édition que l’on aimait déjà pour sa sélection (et qui compte notamment le dernier Nicolas Rey, qui malgré les mauvaises critiques reste un roman à mes yeux délectable)… Au Diable Vauvert sur iPhone, un grand orgasme collectif !

Application Au Diable Vauvert sur l’AppStore.

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Le 28 janvier 2010

iPadadi iPadada

apple-tablet-keynoteJ’essaie de me faire une opinion sur l’iPad depuis hier soir; je peine. Très sceptique concernant le réel intérêt de la bête, et puis lorsque je regarde la vidéo de présentation (en bas de note), c’est plus fort que moi, je vois un sketch des Nuls dans lequel Farrugia consulte ses mails sur un iPhone de 2 mètres de hauteur, et où le simple geste de taper deux mots demande une gymnastique de dingue. Bref, la tablette tactile d’Apple me fait pour l’instant plus sourire que saliver. Et pour être tout à fait honnête, je bloque sur iBooks.Le débat commence à dater mais mes avis dessus n’évoluent guère…

apple-tablet-iPadBons côtés du livre numérique : l’action écolo, le gain de place (pensons à ces valises bourrées de romans qu’on se traîne en vacances), un éventuel boum des ventes. Mauvais côté de l’iBook : il n’y en a pas, sauf pour les amoureux du livre le vrai, celui aux pages noircies et marquées. Si l’iBook finit un jour par convaincre la majorité, nous n’irons pas acheter en double la version papier des romans numériques, les bibliothèques se videront et le mot autodafé disparaîtra des dictionnaires numériques de nos petits-enfants. Oups pardon, je me suis transportée dans un mauvais film de Syfy Universal (j’adore cette chaîne et ses nanars SF), pardonnez-moi, faites comme si je n’étais pas une trouillarde trop attachée à  Oui-Oui et sa collection de la Bibliothèque Rose PAPIER.

iPadIpad, netbook en mieux, iPhone XXL sans phone… Mouais. Vous êtes sceptique, vous aussi ? Je suis rien qu’une vieille conne qui pige que dalle au mode de vie nomade et branché ?

http://www.dailymotion.com/videoxc0irm

N’oubliez pas, la Soirée BeSnob, c’est dès 23h ce soir au Tania. Venez drinker avec nous, on causera d’iPad à la crème fouettée, de Kanye séquestré par la PETA et de cocktails gourmands. Tout en détail ICI. A ce soir !

PS : Franchement, je me surpasse pour le titre du jour… Comment ça, c’est naze ?!

© GDGT

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Le 10 janvier 2010

Easy sunday

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empire_of_the_SunRéveil avec la chanson kitsch mais épatante : Trente ans, de Guy Marchand. Je recommande. Puis on se lève, on va faire le marché avec une copine (ouais, on brave le froid pour la bonne cause : l’apprentissage culinaire dominical) et on passe sa journée à aimer sa petite maison cosy. Alors aujourd’hui, sélection culturelle d’une journée @home…

Lecture : On lit quelques pages du journal de Henry Bauchau, Les Années difficiles. Ce poète livre sa pensée intelligente en toute modestie. J’aime. Parce que je m’aperçois qu’un homme brillant se pose les mêmes questions que moi, et a souvent les mêmes réponses. Je me sens moins conne grâce à lui. A acheter chez votre libraire, vite.

Cinéma : On programme une toile avec son mec pour aller voir La merditude des choses : drôle, touchant, rock : le beauf devient génial.

Musique : Après Guy Marchand, on branche Empire of the sun, choisit le titre We are the people et on s’éclate dans le salon avec ses potes invités pour un brunch; ils sont les cobayes de nos essais culinaires. Aïe ?

Dimanche prochain, je vous cause de Nicolas Rey.

Et maintenant, direction la cuisine, bobo(nne) Jen tente le gratin dauphinois !

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Le 2 décembre 2009

Il est libre Max

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maxJe n’aurai qu’un mot: MAGNIFIQUE.
Mais je risque de vous laisser sur votre faim si je m’en tiens là. Et il faut vraiment que je vous convainque d’aller puiser rêve, beauté visuelle, poésie crue, violence libératrice et énergie d’un bonheur difficile à acquérir, au cinéma à partir du 16 décembre. Ainsi, j’étais depuis longtemps dans les starting blocks de l’émotion, parce que fan du livre de Maurice Sendak depuis mon plus jeune âge. Normal, aussi, j’avais très peur du côté adaptation d’une œuvre pour moi culte. Et bin, mes aminches, reprenant le livre en sortant de la séance, j’ai été stupéfaite de découvrir que des scènes du film que je pensais directement tirées de l’album, bin, n’y existaient pas. Je me résume : c’est dire si Jonze a su comprendre l’esprit du livre, l’intégrer, l’exalter, le sublimer, le réinventer, le poursuivre…

Le livre à sa sortie créait le scandale. Comment? Sendak avait fait d’un enfant pas sage et en roue libre son héros? Puni, Max se réfugie dans un monde fantastique où des monstres pires que lui vont l’aider à libérer sa colère et sa culpabilité lors d’une « fête monstrueuse ». Pas super pédagogique ni moralo. Un vrai succès auprès des enfants, en revanche. Spike Jonze enrichit cette trame libératrice en en faisant une sorte de quête du bonheur dans un monde où la solitude et la frustration nous pendent au nez. Une quête qui passe bien-sûr par l’amitié (même imaginaire), puisque y a-t-il meilleur réconfort que de dormir tous empilés?

Max et les Maximonstres, réalisé par Spike Jonze, le 16 décembre au cinéma.

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Le 11 novembre 2009

Les choses

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pieces-importantesOu pour ceux qui ignorent Perec (comme disait une amie d’antan : « quelle chance, tu vas pouvoir découvrir »), des livres et nous. Ainsi, ce récit-album comme j’aurais rêvé le faire, collectionnant les objets d’un couple de leur rencontre à leur fin annoncée, au travers d’une note de restaurant, à la première brosse à dent laissée chez l’autre, puis la garde de robe, les bibelots achetés en commun. Bref au travers d’objets clefs et de vêtements et de papiers et de bijoux, souvent dérisoires, catalogue du quotidien, le parcours d’une relation, un peu clinique (parce que l’on met à distance ce qui nous touche, pour notre bien, croit-on), un peu cynique, drôle et touchant, je vous le vends. Un livre où chacune se reconnaitra, poétiquement. Ça fait du bien, joliment et l’air de rien pose la question du matérialisme dans nos relations, aussi… Puisque à chaque item est associé un prix, prix d’une vente aux enchères d’un temps qui fût cher, on brade le bonheur, haha. Passons à la suite.

Recommandé pour jour férié. Pièces importantes et effets personnels de la collection Lenore Doolan et Harold Morris, comprenant livres, prêt-à-porter et bijoux/ Samedi 14 février 2009, New York, 18 €, Éditions de l’Olivier.

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Le 28 juin 2009

Manuel de survie à l’usage des filles larguées

exthecityAu royaume du largage intensif, je suis plutôt la victime. Aussi, quand j’ai reçu Ex & the City, je dois bien avouer que je me suis plongée facilement dans ce roman-guide écrit par Alexandra Heminsley, reponsable de la rubrique livre du Elle anglais.

De la chick lit, certes, mais pas grangnan et franchement tordant. De l’instant où feu Jules nous quitte, l’auteur traverse avec nous toutes les étapes : le choc (Moi ? Ce salaud ose me larguer moi ?!), la colère, les tonnes de mouchoirs et le look clodo à la maison avec le pot de Nutella et les photos, les playlists indispensables pour trouver une raison de mourir sur son sofa, tout, vous reconnaîtrez tout ce que vous avez vécu à la fin d’une lovestory.

Chick lit mais précieux, un livre à garder sous le coude pour la prochaine fois (parce qu’il y en aura certainement une). Pour celles qui se noient actuellement dans une rupture récente, je leur dirais comme Jackie Quartz : « La mort d’un amour donne la vie à un autre. » Olé !

Ex & the City d’Alexandra Heminsley, 19 euros chez Belfond (18,05 euros sur Fnac.com).

© Fnac

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Le 22 avril 2009

Passons dans la bibliothèque, si vous le voulez bien

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bib

Les joyeux escaladeurs de l’escalator ont déplacé depuis peu leur singulier micro dans les bibliothèques de personnes connues (ou moins, de l’acteur en marge au blogueur en passant par le chroniqueur TV). Le principe de ce nouveau concept foutraque d’interviews? Découvrir une sélection de livres, ok, mais aussi de films sélectionnés par l’invité. Quand je dis découvrir, c’est que l’écueil du ressassé, pierre angulaire de la littérature ou pointe de l’actualité germanopratine est bien évité, les choix sont personnels et nous amènent vraiment à nous intéresser au bord du bord des sentiers battus. Et trouver, pourquoi pas, notre prochain recueil de chevet… D’ailleurs, parfois, je trouve ça même un peu court, on en voudrait plus, avoir le temps de déguster un cognac devant l’écran en bonne compagnie érudite, tandis que la bûche crépite dans la cheminée du club.

À déguster sans modération: Ma Bibliothèque.