Culture

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Le 4 novembre 2009

Tristes tropiques

soulage2Promis, je ne vais pas vous faire le coup du lyrisme artistique à chaque note culture du mercredi. Je sais que je me suis laissée emporter par Fellini la semaine dernière. Mais bon, quand même. En ce moment au centre Pompidou, il y a Soulages. Le peintre du « noir et de la lumière » y est célébré, contemplation intime d’une vie en noir et blanc, surtout œuvre au noir, qui je l’ai déjà dit comprend toutes couleurs et nous pose la question ô combien profonde d’immensités nuancées et cadrées. Bref, si tu as encore décroché, sache au passage, que le styliste Stéphane Plassier a posé sa Black Caravane, du 27 octobre au 17 décembre 2009, autour du noir, toujours, à l’Institut Français de Madrid. Et que les aléas magiques du web m’ont porté jusqu’à ce blog: No Color, où tout ce qui est noir-noir et blanc est passé en revue, notamment la belle énergie graphique de la BD aux relents de vieux film contrasté d’expressionnisme en veux-tu en voilà. Bonsoir.

Exposition Soulages,
14 octobre 2009 – 8 mars 2010
11h00 – 21h00
Centre Pompidou, Paris 1.

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Le 28 octobre 2009

Fantasmagories

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e-la-nave-va-ferico-felliniTout le monde va en parler, certes, mais tu vois, je prends un plaisir tellement plus infini à écrire quelques mots sur Fellini que sur Bardot (qui s’expose version années glorieuses, belle quoi, actuellement). Donc.

Fellini, qu’on pourra trop facilement rattacher à la mode: marinière Strada par là, robe bustier Dolce Vita par ci, amour de la femme en général et en particulier dans La Città delle Donne, patati patata. On s’en fiche. Celui qui hissa le fantasme au rang d’art pur, qui rendit la fantaisie poétique référentielle (et excuse-moi, autrement moins mièvre que les Amélie Poulain de service), qui servit une image sexuelle, oui, mais tellement fictionnelle qu’elle en devint onirique, sans jamais de vulgarité à la petite semaine du nombril, bref, le maître…

Tu n’as pas compris la phrase, c’est que je me laisse emporter. C’est bon, c’est beau, c’est puissant, ça dépasse et sublime nos désirs, c’est Fellini. Et il lui est rendu hommage.

Du 20 octobre au 17 janvier, au Jeu de Paume (mais aussi à la Cinémathèque et à l’Institut Italien de Paris), 1 place de la Concorde 75008 Paris.
Mardi de 12h à 21h. Du mercredi au vendredi de 12h à19h. Samedi et Dimanche de 10h à 19h. Fermeture le lundi
Tél. 01 47 03 12 50

Photo: E la nave va.

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Le 23 septembre 2009

La mécanique des sentiments

Sophie Calle, Dream Wedding, Série Les Autobiographies, , Didier Fiuza Faustino, Les Liaisons Dangereuses, , Rebecca Horn, Love Olympia, 2008

Sophie Calle, Dream Wedding, Série Les Autobiographies, Didier Fiuza Faustino, Les Liaisons Dangereuses, Rebecca Horn, Love Olympia, 2008

Il est l’heure (bleue) de retourner dans l’antre sacrée de la maison Guerlain pour assister au Parcours Privé de la Fiac dont le thème est cette fois: Les mécaniques amoureuses. En octobre prochain, une douzaine d’œuvres d’artistes contemporains, très pertinemment sélectionnées (complètement à mon goût, en somme) exploreront ce thème de l’amour, qui, oui, fait tourner la tête, le monde, parfois en rond quand il ne nous plaque pas au sol. Rebecca Horn, Sophie Calle ou encore Annette Messager (ces grandes pointures de l’art fait femme) y présenteront, parmi d’autres, leurs implacables (sic) mécaniques et leur battement de cœur. Avis aux a priori frileuses: je vous promets que les œuvres exposées sont à la fois accessibles, intimes et superbes.

Mécaniques amoureuses, du 16 octobre au 12 novembre 2009, à la Maison Guerlain, 68
Avenue des Champs-Elysées.

Crédits photos: Collection particulière – Courtesy Galerie Perrotin, Courtesy Galerie Lelong, Paris, Courtesy Didier Fiuza Faustino/Bureau des Mesarchitectures.

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Le 9 septembre 2009

Au suivant

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Les petites robes noires à l'entrée du salon

Les petites robes noires à l'entrée du salon

Oui alors, ne vous attendez pas non plus à un rapport complet comme de l’All Bra(i)n sur ma virée au Who’s Next. D’abord parce que j’ai pitié de vous et que c’est dense et qu’il parait que vous ne dépassez pas 2 minutes de lecture d’un coup (d’après google analytics). J’y reviendrai ainsi à coups de focus sur des marques repérées sur place, au fil de l’eau.
Mais afin d’être un peu généraliste tout de même, l’impression d’ensemble après quadrillage attentif des allées laisse percevoir une tendance lourde pour l’été prochain : Le nature et découverte, ambiance éco même si pas systématiquement bio. Authentique, romantique, doux, les formes y sont loose, vagues, flous, les matières font la part belle au tissé apparent, chanvres rugueux, dentelles macramées, cotons et lins quasi bruts, cuirs coupés à cru, les couleurs rayonnent par leur non-couleur, grège, beige, mastic clair, argile, blanc cassé, coquille, plâtre, vous voyez le topo.
Et sinon, du bleu lavande, de l’argenté, toutes les couleurs franches à la Pantone et du noir clouté pour changer (anachronique en plein cagnard?), on en reparlera.

Les petites blouses roses, autre accrochage chorale du salon.

Les petites blouses roses, autre accrochage chorale du salon.

Du rose aussi, au travers de l’autre accrochage chorale (après les robes noires de multiples créateurs)… Des blouses roses (emblème éponyme de l’association Les Blouses Roses qui vise à améliorer le quotidien des malades à l’hôpital) sont travaillées par de grands noms de la couture et sont ensuite (et jusqu’au 17 septembre) mises en vente aux enchères chez Espace Max (l’argent est reversé à l’association).

Quoi d’autre? Un espace vintage était bel et bien présent, du côté de l’accessoire (Première Classe). Oui, je suis la première à m’abreuver de trouvailles issues du passé pas très lointain des fripiers du marais, et un salon dédié à la mode ne peut faire l’impasse du vintage actuellement. Mais c’est un peu absurde de parler de tendances et de collections à venir pour des boutiques qui renouvellent leur offre au gré des arrivages (un par semaine en moyenne)… Tu vois, en gros, si tu avais peur de manquer, il y aura toujours de la chemise à carreaux et du jean au kilo chez Kiliwatch. Mais dans le cas d’une véritable intervention sur l’item vintage (customisation, recoupe, rajout), ah, là, ok, il est légitime de parler de collection. Et j’attire, à ce propos, votre attention de modeuse prête à exulter sur Room Service. Allez voir ça et les plus rétives au second hand m’en donneront des nouvelles. Premier coup de cœur à vous faire adorer.

Au revoir.

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Le 2 septembre 2009

Kris van art

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Kris-Van-Assche-Galerie-Nuke_04 Vous vous attendiez à ce que je parle de Grazia en ce mercredi culturel? Bah non, je ne l’ai pas encore lu et puis tout le monde en parle, c’est d’un convenu pour ne pas en dire grand chose au final. Je fais ma snobette jusqu’au bout (enfin jusqu’à un prochain billet dédié). Alors, alors. Aujourd’hui je vais aborder le sujet Kris van Assche. Pas en chair et os, non. Vous connaissez sans doute l’homme en tant que créateur de vêtements et accessoires pour hommes et femmes (Dior Homme, c’est lui). Sinon, foncez sur son site, les pièces élégantes et austères y sont magnifiquement architecturées (son côté protestant sans doute). Voilà. À partir de demain, Kris van Assche expose à la galerie Nuke. Justement pas la mode. Mais son travail plastique sous forme d’installation mettant en scène des hauts parleurs comme autant de poétes en grève (son côté protestant sans doute).

Poéte en grève,
du 4 au 30 septembre, (en collaboration avec Analix Forever, Genève),
galerie Nuke, 11 rue Saint Anastase, Paris 3 (du mardi au samedi 14 h-19h et sur rendez-vous au : 01 43 43 07 03).

Crédit photo: Gaëtan Bernard.

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Le 12 août 2009

Viens faire des bulles, viens faire des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

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vraoumDouble culpabilité du jour, salut. Déjà-d’abord : pour le sacro-saint sujet culture du mercredi, sérieux, c’est encore à paname que cela se passe, désolée Stéphanie et les Lyonnais, entre autres.

Deuxio, j’ai failli laisser passer la date. Enfin, failli : au bazooka, quoi, ça dure jusqu’à fin septembre cette affaire tout de même. Et tertio, ah, non, j’avais dit double, bon mettons que je ne ressens aucune culpabilité, alors, à avoir tenté le titre le plus long du monde (de BeSnob) allant à l’encontre de toutes les règles journalistiques qui veulent que le lecteur soit accroché par un titre court incisif aguicheur qui l’entraînera à parcourir avec passion la suite de l’article… Résultat: vous êtes déjà tous en vacances et ceux qui restent viennent de quitter la salle. (Si quelqu’un lit, qu’il lève la main, please).

Bien, à La Maison Rouge, fondation que j’affectionne particulièrement, se déroule jusqu’au 27 septembre l’exposition VRAOUM ! Les commissaires de l’expo: « Nous aimons bien les choses composites comme la bande dessinée, mi-populaires, mi- savantes. Ce qui ne veut pas dire que nous avons coupé cette exposition à la Maison Rouge en deux parties : l’art d’un côté, la bédé de l’autre. Pour nous, il y a de l’art de tous côtés, surtout là où on ne l’attendait pas. VRAOUM ! célèbre des rencontres entre des tableaux, des sculptures et des dessins. Jamais de hiérarchie, pas plus de clivages. La bande dessinée y apparaît en tant qu’art et l’art contemporain comme nourrie de celle-ci ; bref, une intense jubilation ». Ça fait envie. D’autant lorsque l’on sait qu’y sont réunis des planches originales de BD jamais montrées et des perles de collections privées d’art contemporain. (Le rapport avec la mode? Ce n’est pas comme si la Bédé n’influençait en rien les créateurs, non?)

Vraoum ! trésors de la bande dessinée et art contemporain
28 Mai – 27 Septembre 2009
La maison Rouge, fondation Antoine de Galbert, 10 bd de la bastille – 75012 Paris

Crédit photo: Gilles Barbier, L’hospice, 2002, collection particulière/ La maison Rouge.

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Le 8 août 2009

My shoes are so… fabulous !

my_shoes_are_so_fabulousFan de créations improbables sur talons hauts ? Passez faire un tour au Printemps Haussmann, qui dédie ses vitrines à l’exposition My Shoes are so… fabulous !, une exposition à l’initiative de Richard Martin, directeur artistique du salon Eclat de Mode. Douze exposants de ce salon professionnel ont customisé des escarpins de la créatrice anglaise Annabel Winship autour d’un des thèmes-phares de l’été : Jungle exotic.

expo_my_shoes_are_so_fabulousEntre humour et excentricité, les souliers sont à voir jusqu’au 23 août dans les vitrines du grand magasin parisien.

© Stéphane Laure/Eclat de Mode

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Le 5 août 2009

Si tu vas à São Paulo

sao-pauloSébastien Kopp et François Ghislain Morillion, co-fondateurs de Veja, marques de baskets écologiques, entretiennent des liens étroits avec la mégalopole São Paulo. De leur rencontre avec Sergio Franco, sociologue pauliste, nait « São Paulo, Mon Amour », exposition collective réunissant une scène artistique atypique issue d’une ville dont on ne sait pas grand chose ici. Une fois balayées les images alarmistes de gangs et d’insécurité palpables ou fantasmées, une fois dit le gigantisme des buildings d’une ville qui semble vomir des constructions aussi organiques que chaotiques, survolée par un ballet permanent d’hélicos privés et fastueux, restent 1000 approches de São Paulo dans laquelle je me suis cru bien souvent réplique dans Blade Runner. 9 artistes nous font entrevoir la leur, de vision.

São Paulo, Mon Amour,
Exposition du 11 au 26 septembre 2009, à la Maison des Metallos, 94 rue Jean Pierre timbaud 75011 Paris
ouverture : du mardi au dimanche de 14h à 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h. Entrée libre
www.maisondesmetallos.org
infos : 01 48 05 88 27

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Le 15 juillet 2009

Mon Guy Bourdin animé

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bourdinVénéré ici et (et dans ces pages) pour l’univers vénéneux qu’il développa autour de la marque Jourdan, c’est au tour du Bon Marché de rendre hommage à l’intriguant Guy Bourdin. (Guy Bourdin (1928-1991), l’un des photographes de mode les plus influents de tous les temps, n’avait pas seulement une manière de voir : il suivait un chemin, accomplissait un voyage, réalisait un mouvement qui transcendait ses photos et révélait un processus rare et unique de découverte et d’initiation que peu osent emprunter). Pour la première fois au monde (roulements de tambours), il nous sera donnée à voir l’œuvre cinématique du fascinant photographe. (Cette exposition inédite dévoile des projections panoramiques de films : séances de prise de vues en studio, lieux favoris, « working progress » et même des instants capturés très personnels). Cela vaudra le déplacement, c’est certain: voir ces séquences de l’homme qui racontait un vaste récit en une prise de vue se mouvoir sous nos yeux fascinés… Bref, puisque les grands magasins sont dorénavant les nouveaux temples de l’art, on ira, à la rentrée très classe.

Guy Bourdin, ses films… L’ajusteur de hasard
Exposition inédite du 18 septembre au 29 octobre 2009
Verrière, 2ème étage du Bon Marché Rive Gauche,  24, rue de Sèvres Paris 7ème -Tél : 01 44 39 80 00

Crédit photos: The Guy Bourdin Estate, 2009.

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Le 8 juillet 2009

Femmes de style

femmes_d_influenceAlors voilà, ce n’est pas pour tout de suite mais l’évènement est tellement dense que : 1/On prépare le terrain d’ores et déjà (et on le marque, par la même occasion. Sinon l’info sera tombée sur 25 sites qu’on ne se sera pas réveillé). 2/Je poursuivrai demain de décrire la chose. La chose renfermant un volet chaussures qui peut prétendre à une note rien que pour lui dans la catégorie ILoveShoes.gl_david_lynch_72
Ça va? Vous êtes toujours là? Hardi petit, comme on dit au pays (basque). Ainsi: Les Galeries Lafayette Hausmann préparent une grande opération de rentrée (du 2 septembre au 3 octobre 2009), intitulée Femmes d’Influence. Suivez le programme.
-David Lynch déroulera sa vision symbolique des femmes d’influence au fil de 11 vitrines mystérieuses, complexes, enfin, lynchiennes, quoi. En sus et en parallèle, l’artiste multi-tâches présentera lithos et photos à la Galerie des Galeries.
-Le vestiaire de 3 icônes fatales (Audrey Hepburn, Joséphine Baker et Madonna) sera mis-en-scène au sein du magasin. 40 modèles emblématiques des 3 femmes (en éditions limitées) imaginées par Givenchy, Rue du Mail, Pucci, Catherine Malandrino (etc…) y seront présentés. On y découvrira aussi des pièces « historiques » créées pour ces dames (collection Swarovski).
-Un studio éphémère Harcourt nous permettra de nous la jouer Michèle-Morgan-t’as-de-beaux-yeux-tu-sais et de nous faire immortaliser à jamais par l’illustre studio.
Bon, la suite en pieds, demain. Je suis exténuée.

Photos d’Audrey Hepburn, Madonna et Joséphine Baker : © Swarovski Corporate Archive. Portrait de David Lynch : © Mark Berry.