Culture

11 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 7 juillet 2010

Coiff hair ? (#concours)

coiffes-1Connaissez-vous La Maison Rouge? À l’origine, un collectionneur passionné d’art contemporain (et d’art brut), un mécène : Antoine de Galbert. En 2004, il fonde cette maison, donc, discrètement nichée près de la Bastille, afin d’y promouvoir, montrer, exposer les artistes qu’il adore, au fil des collections privées… d’autres grands collectionneurs. En marge des sentiers battus des institutions dépendantes du marché de l’art et de l’État, La Maison Rouge propose des expositions chorales ou individuelles, toujours singulières… Cet homme là a « l’œil » et c’est tout.

coiffes-3antoine-de-galbert
Pour la première fois, le bel endroit présente et expose directement une partie de la collection personnelle d’Antoine de Galbert, ce qu’il avait toujours rechigné à faire, étant un homme de l’ombre (derrière les artistes). (On le voit posant ici en Hamlet avec l’une des coiffes de sa collec). On aurait pu s’attendre à la fine fleur de la création contemporaine actuelle et on découvrira avec ravissement plus de 200 coiffes ethniques toutes plus magnifiques et étonnantes les unes que les autres. Cet homme là ne manque pas de ressources, non plus et nous désarçonne quand il s’agit de se mettre à poil (montrer pour une fois ses propres pièces).

Loin de tomber dans l’écueil, certes passionnant mais moins esthétique, d’une présentation scientifique, l’expo se déroule au fil de vastes thèmes survolés (symbolique magique, de pouvoir, de la famille, etc) où typologies de formes et de couleurs prennent le dessus dans notre pupille fascinée.

Et nous, à la fois néophytes et fashionistes, de pauvrement nous exclamer : « mais c’est bien-sûr, le headband n’a pas été inventé par John Nollet, volumes capillaires délirants, plumes et nœuds superlatifs font bien plus sens ailleurs que dans le monde de la haute (couture) ».

Il faut courir voir cette exposition. Et cela tombe bien, BeSnob a le bonheur de vous offrir 2 fois 2 entrées pour y aller. Laissez vos commentaires jusqu’à lundi prochain… Je tirerai au sort les heureux voyeurs.

Voyage dans ma tête, la collection de coiffes d’Antoine de Galbert, 12 juin – 26 septembre 2010,
La Maison Rouge, 10 boulevard de la Bastille, Paris 12.

Crédit photos: Etienne Pottier.

Les gagnants sont donc: Mona et ClemBz. Je transmets vos mails à la Maison Rouge (merci de m’en renvoyer un avec vos noms et prénoms officiels à mhaumont@next-idea.fr)

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Le 26 mai 2010

Bel et bien fait : Beau Travail…

beau-travail-expoParisiens, parisiennes, ce weekend ce sont les portes ouvertes des ateliers de Belleville. Pressés, pressées, si vous ne visitez qu’un studio, ce sera l’atelier Beau Travail. Vous allez comprendre pourquoi je deviens si autoritaire, moi qui suis une vraie crème, hein…
1/ L’atelier lui-même réunit 3 créatrices de talent, déployant leur imaginaire sur autant de sacs ravissants, de T-shirts illustrés que de bijoux superbes. Notons que l’atelier est ouvert tous les samedis après-midi à la vente de ces subtils items.
2/ L’atelier, non content, donc, d’abriter ces trois filles là, aime à présenter régulièrement le travail d’autres artistes, stylistes, plasticiens, sérigraphes, j’en passe. Beau Travail accueille justement durant ces 3 jours ouverts, deux dessinatrices que j’affectionne tout particulièrement. Atsuko Ishii dont les gravures Lewis Carolliennes et Monthy Pythonesques (pardon, en synthèse : anglais, victorien, absurde et tendre) font montre d’un humour, ah, exquis. md-volcansmdEt Marie Delafon, qui est une chère amie, ce qui bien-sûr n’ôte rien à son talent, un talent étrange, doux amer, naïf, cruel et délicieusement délicat. J’ai hâte d’y découvrir sa série de volcans, sujet d’actualité s’il en est… (+ des tees et autres goodies jolies).

Atelier Beau Travail, exposition Atsuko Ishii et Marie Delafon, les 28, 29, 30 mai, 67 rue de la mare, Paris 20.

Crédit images: Beau Travail/ Marie Delafon.

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2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 7 mai 2010

Paris sous les bombes

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FLYER-HAPPENING-2Ok, les gars, on pourrait vous croire réfractaires à la modernité si, parisiens, vous ne vous rendiez pas ce weekend au grand événement TAG en plein air de la saison. On ne veut pas, hein, vous croire réfractaires.
Hey, le tag, le graff, je ne te l’apprends peut-être pas, fillette, est devenu une forme d’expression reconnue. Si tu as le courage tu liras mon post de l’époque où j’étais rebelle et où la contre-culture finit toujours par se manger la queue.

- Les artistes : CES, CRASH, DONDI, JONONE (hello, chouchou), PHASE 2, QUIK, RAMMELLZEE, SEEN, TOXIC. C’est du lourd. Au deuxième étage : 14 toiles réalisées par des artistes reconnus. Ces œuvres sont le fruit d’une commande, initiée par Laurent Dumas, 7 d’entre elles seront vendues au profit de l’association Paris Tout P’tits.
- Les artistes, again: ASH, BANDO, BRONE, FENX, GOZE, HORFE, JAY ONE, LEK, NASCIO, PSYCKOZE, PRO, RCF, SKKI, SWIZ. C’est même plus du lourd, tellement on s’écroule.

Je résume: un énorme rassemblement aura lieu le 8 mai de 11h à 16h au 108 avenue de Wagram 75017 Paris.

Et.

Et.

Un magnifique livre a été publié à l’occasion de l’exposition TAG au Grand Palais, t’en souviens-tu? Gagne le maintenant. (commentaires et tutti fruti). See You.

Edit du 8 mai au soir: Sofa, j’espère que c’était bien. Tu gagnes le catalogue: première commentatrice, première servie, cette fois.

Envoie-moi tes coordonnées postales à mhaumont@next-idea.fr

Please.

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Le 5 mai 2010

Hyères #2 : trip hallucinatoire

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steven-kleinAu rayon expositions à la Villa Noailles (visibles jusqu’au 30 mai si vous passez à Hyères), on tape dans l’émotion forte, passant de l’onirisme au kitsch, de la montée sensuelle à la descente de trip, arrêt sur image, stop motion et choc hallucinatoire. Il y a le lieu, bien-sûr. Nous n’avons cessé de vanter la perfection décatie du bâtiment construit par Mallet-Stevens, investi façon art brut par une cabane foutraque perchée dans un arbre d’une des cours co-signée Jean-Paul Lespagnard et Ethan Hayes-Chute. Beauté du lieu, donc, qui sauve notamment une installation-rétrospective dédiée à Dries Van Noten, un peu décevante parce que trop éparse (visible à la Galerie des Galeries Lafayette en janvier 2011).

Arroseur arrosé à l'expo Walter Pfeiffer

Arroseur arrosé à l'expo Walter Pfeiffer

Mais ce qui m’a scotché, cloué au sol, envahi et laissé ahurie sur la grève des sensations, c’est l’installation de Steven Klein. Pendant six minutes, 6000 images sont projetées (au propre comme au figuré, l’expérience est, euh, violente) en vidéo sur un mur de la villa soutenues par un tumulte musical assourdissant, envoûtant, transe… Les photos des séries défilent en stroboscope ménageant l’arythmie, créant l’apnée et servant les narrations décadentes, ensoufrées, esthétisantes, intenses de Steven Klein. Malheureusement, il était interdit de filmer le film, trop de stars y sont mises en scène…

Enfin, je m’attarde un instant sur un des court-métrages projeté dans la salle dédiée au film de mode et orchestrée par Diane Pernet. Bloc-Mode l’a retrouvé. Réalisé par Inez van Lamsweerde et Vinooth Matadin pour le défilé YSL homme Automne-Hiver 2009, ce film nous a beaucoup ému…

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Le 4 mai 2010

Et une misérable journée à vous aussi

Bic_Darcel_ColetteSi le nom de Craig Redman ne vous dit rien, vous le connaissez peut-être sous les traits de Darcel et de son personnage à monocle mi-Calimero, mi-snobard perdu blasé qui fait les beaux jours de mon Google Reader en attaquant tous les codes du branché urbain… Vous ne pigez rien à ce que je vous dis ? Allez ici : www.darceldisappoints.blogspot.com, et revenez ensuite me voir (grouillez, hein).

Maintenant que vous avez activé vos zygomatiques avec les non-aventures caustiques de Darcel, gardez le smile : Colette invite cet artiste new yorkais à présenter ses sérigraphies, peintures, sculptures et autres curiosités, une expo qui s’est ouverte hier pour s’achever le 29 mai, allez-y, c’est bon pour le moral … bon bon… oups, sorry. Arf quelle conne, j’oublie le principal, le nom de l’expo : Et une misérable journée à vous aussi. (Envie de m’en faire un badge, pas vous ?)

Puis comme tout arty show chez Colette ne finit jamais sans conso-fashion-funny-show, et ben on tombera dans le piège en repartant avec quelques conneries fort sympatoches comme, par exemple, ces briquets aux messages aussi grotesques que certains de nos travers (ou ceux des pouffes qu’on critique). Bref, j’aime Darcel.

Et puis 4 euros le Bic Darcel, chez Colette, c’est comme déguster un bagel au homard. Sympa. Amusant, on ne s’en prive pas.

Tout cela, chez Colette. L’adresse, si tu ne connais pas encore : 213 rue Saint-Honoré (Paris 1er)

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Le 14 avril 2010

Zap, tchi, boum

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invitation_aslifilintaPeut-être vous souvenez-vous de ce turkish delight que je vous rapportais d’Istanbul lors de la fashionweek de là-bas? La gracieuse et loufoque Asli Filinta, que je désespérais de retrouver à Paris. Ses robes piquantes et poétiques, insolentes et barrées, ses pulls insolites et polymorphes, son lapin plus foutraque que celui de Burton… Ah, vous me manquez. Nous avons toujours loisir de nous égayer sur les photos présentées par L’Appart (bureau de presse qui déchire), mais bon, ceci est encore le signe avancé d’affres et de frustrations sans limite.

Héhé, on se grouille, on se meut, on bouge son humeur maussade jusqu’à la galerie Joyce qui accueille la ludique styliste pour un pop-up store jusqu’au 3 mai prochain. Et qu’y découvrons-nous, ébahies et fofolles que nous sommes? La collection automne hiver 2011, pardi!

Collection Devil’s Accordion, Asli Filinta, galerie Joyce, Pop-Up store, 168-173 galerie de Valois, dans le 1er.

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Le 18 novembre 2009

Breakfast at Sotheby’s

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audreySotheby’s propose une expo autour de la garde robe d’Audrey Hepburn, à Paris les 1er et 2 décembre… La collection présentée comporte 36 vêtements, réalisés entre 1953 et la fin des années 1960 : chapeaux, ceintures, robes de soirées, dont certaines sont réalisées par Valentino, Elisabeth Arden et bien sûr Hubert de Givenchy. Audrey qui fût la muse de ce dernier réussit à incarner une certaine idée de l’élégance, peu guindée, vivante, tracée au cordeau bien que joyeusement impertinente…

La vente aura ensuite lieu à Londres le 8 décembre, après 3 jours supplémentaires d’exposition. La moitié des bénéfices sera reversée à l’association The Audrey Hepburn Children’s Fund.

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Le 4 novembre 2009

Tristes tropiques

soulage2Promis, je ne vais pas vous faire le coup du lyrisme artistique à chaque note culture du mercredi. Je sais que je me suis laissée emporter par Fellini la semaine dernière. Mais bon, quand même. En ce moment au centre Pompidou, il y a Soulages. Le peintre du « noir et de la lumière » y est célébré, contemplation intime d’une vie en noir et blanc, surtout œuvre au noir, qui je l’ai déjà dit comprend toutes couleurs et nous pose la question ô combien profonde d’immensités nuancées et cadrées. Bref, si tu as encore décroché, sache au passage, que le styliste Stéphane Plassier a posé sa Black Caravane, du 27 octobre au 17 décembre 2009, autour du noir, toujours, à l’Institut Français de Madrid. Et que les aléas magiques du web m’ont porté jusqu’à ce blog: No Color, où tout ce qui est noir-noir et blanc est passé en revue, notamment la belle énergie graphique de la BD aux relents de vieux film contrasté d’expressionnisme en veux-tu en voilà. Bonsoir.

Exposition Soulages,
14 octobre 2009 – 8 mars 2010
11h00 – 21h00
Centre Pompidou, Paris 1.

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Le 28 octobre 2009

Fantasmagories

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e-la-nave-va-ferico-felliniTout le monde va en parler, certes, mais tu vois, je prends un plaisir tellement plus infini à écrire quelques mots sur Fellini que sur Bardot (qui s’expose version années glorieuses, belle quoi, actuellement). Donc.

Fellini, qu’on pourra trop facilement rattacher à la mode: marinière Strada par là, robe bustier Dolce Vita par ci, amour de la femme en général et en particulier dans La Città delle Donne, patati patata. On s’en fiche. Celui qui hissa le fantasme au rang d’art pur, qui rendit la fantaisie poétique référentielle (et excuse-moi, autrement moins mièvre que les Amélie Poulain de service), qui servit une image sexuelle, oui, mais tellement fictionnelle qu’elle en devint onirique, sans jamais de vulgarité à la petite semaine du nombril, bref, le maître…

Tu n’as pas compris la phrase, c’est que je me laisse emporter. C’est bon, c’est beau, c’est puissant, ça dépasse et sublime nos désirs, c’est Fellini. Et il lui est rendu hommage.

Du 20 octobre au 17 janvier, au Jeu de Paume (mais aussi à la Cinémathèque et à l’Institut Italien de Paris), 1 place de la Concorde 75008 Paris.
Mardi de 12h à 21h. Du mercredi au vendredi de 12h à19h. Samedi et Dimanche de 10h à 19h. Fermeture le lundi
Tél. 01 47 03 12 50

Photo: E la nave va.

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Le 23 septembre 2009

La mécanique des sentiments

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Sophie Calle, Dream Wedding, Série Les Autobiographies, , Didier Fiuza Faustino, Les Liaisons Dangereuses, , Rebecca Horn, Love Olympia, 2008

Sophie Calle, Dream Wedding, Série Les Autobiographies, Didier Fiuza Faustino, Les Liaisons Dangereuses, Rebecca Horn, Love Olympia, 2008

Il est l’heure (bleue) de retourner dans l’antre sacrée de la maison Guerlain pour assister au Parcours Privé de la Fiac dont le thème est cette fois: Les mécaniques amoureuses. En octobre prochain, une douzaine d’œuvres d’artistes contemporains, très pertinemment sélectionnées (complètement à mon goût, en somme) exploreront ce thème de l’amour, qui, oui, fait tourner la tête, le monde, parfois en rond quand il ne nous plaque pas au sol. Rebecca Horn, Sophie Calle ou encore Annette Messager (ces grandes pointures de l’art fait femme) y présenteront, parmi d’autres, leurs implacables (sic) mécaniques et leur battement de cœur. Avis aux a priori frileuses: je vous promets que les œuvres exposées sont à la fois accessibles, intimes et superbes.

Mécaniques amoureuses, du 16 octobre au 12 novembre 2009, à la Maison Guerlain, 68
Avenue des Champs-Elysées.

Crédits photos: Collection particulière – Courtesy Galerie Perrotin, Courtesy Galerie Lelong, Paris, Courtesy Didier Fiuza Faustino/Bureau des Mesarchitectures.