Easy sunday
Réveil avec la chanson kitsch mais épatante : Trente ans, de Guy Marchand. Je recommande. Puis on se lève, on va faire le marché avec une copine (ouais, on brave le froid pour la bonne cause : l’apprentissage culinaire dominical) et on passe sa journée à aimer sa petite maison cosy. Alors aujourd’hui, sélection culturelle d’une journée @home…
Lecture : On lit quelques pages du journal de Henry Bauchau, Les Années difficiles. Ce poète livre sa pensée intelligente en toute modestie. J’aime. Parce que je m’aperçois qu’un homme brillant se pose les mêmes questions que moi, et a souvent les mêmes réponses. Je me sens moins conne grâce à lui. A acheter chez votre libraire, vite.
Cinéma : On programme une toile avec son mec pour aller voir La merditude des choses : drôle, touchant, rock : le beauf devient génial.
Musique : Après Guy Marchand, on branche Empire of the sun, choisit le titre We are the people et on s’éclate dans le salon avec ses potes invités pour un brunch; ils sont les cobayes de nos essais culinaires. Aïe ?
Dimanche prochain, je vous cause de Nicolas Rey.
Et maintenant, direction la cuisine, bobo(nne) Jen tente le gratin dauphinois !
1913. Dans le monde, les graines de la guerre sont en germe. À Paris, la première du Sacre du Printemps déchaine les passions et choque la belle société de l’époque. Dans l’ombre, Coco Chanel rencontre Igor Stravinsky et leur liaison recueille l’écho de ces conflits prêts à éclore, de l’innocence perdue, de la création en marche et du scandale que le génie engendre. Historique, amoureuse, artistique, la trame du film de Jan Kounen nous promet des émotions fortes entre sensualité, naissance du n°5 et d’œuvres à l’avant garde de la création musicale, on y espère une sorte de Gatsby à la française, une fresque au bord du chaos, on espère, quoi…
Je n’aurai qu’un mot: MAGNIFIQUE.
Tout le monde va en parler, certes, mais tu vois, je prends un plaisir tellement plus infini à écrire quelques mots sur Fellini que sur Bardot (qui s’expose version années glorieuses, belle quoi, actuellement). Donc.
Parmi toutes ces boutiques écrins et relativement pocket écloses dans le Haut Marais parisien (un périmètre minuscule au regard de la densité de nouveaux magasins de créateurs au côte à côte entre la rue Charlot et de Saintonge), arrêtons-nous aujourd’hui chez Dolls. Outre la sélection de jolies marques difficiles à trouver ailleurs (Andersen & Lauth, By Malene Birger, Sass & Bide, Hoss intropia…) la boutique propose une initiative séduisante. Une des vitrines de Dolls , « Window of Life », est offerte aux passants. Dédiée à l’image et à la vidéo, cette vitrine-tribune, chaque semaine, présente des films ou images reçus et sélectionnés par l’équipe. Tout le monde peut participer, toi, moi, lui.
Vénéré
A l’heure du thé, au programme, un chef-d’oeuvre de la Nouvelle Vague : La Maman et la putain. Le film de Jean Eustache passera à 17h30 aujourd’hui au cinéma Reflet Médicis (75005), suivi d’une rencontre avec le rarissime Jean-Pierre Léaud. C’est dans le cadre du festival Paris Cinéma qu’une quinzaine de salles parisiennes proposent aux passionnés et curieux 11 longs et 25 courts métrages, avec la Turquie comme pays d’honneur pour cette 7ème édition et des invités prestigieux tels que Claudia Cardinale et Tsaï Ming-Liang. Si le soleil vous fatigue, vous savez où vous rafraîchir…
Jusqu’au 21 juin en Ile-de-France se déroule la cinquième édition du festival des courts-métrages numériques, Les Nouveaux Cinémas. Dix lieux différents dont les arènes de Lutèce vendredi dernier et à venir La Bellevilloise à Ménilmontant, le cinéma Grand Action dans le Vème et l’Elysées Biarritz dans le VIIIème.
Le dimanche et son état de léthargie avancé. Le dimanche et le réveil qui n’arrive pas. Le dimanche et son brunch, son café au lit, Nova à la radio, les fringues de la veille encore étendues dans le couloir comme des derniers combattants qui n’auraient pas résisté au dernier verre et au retour « je rampe au secours mettez-moi au lit », bref le dimanche c’est zéro effort. L’occasion idéale pour prendre un bain à deux et écouter la BO du film Good Morning England, la soul et le rock des années 60, une vraie bande-son dominicale qui donne la pêche sans agresser. The Kinks, The Who, Jeff Beck, The Beach Boys, The Supremes, Martha Reeves & The Vandellas… Pour finir par se recoucher en écoutant les premières notes de These arms of mine d’Otis Redding. Ce dimanche, on reste à la maison pour faire l’amour !






Le 12 mars 2010 - Dans Revue de Web n°55 : A cold and fashion week