Culture

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 31 juillet 2010

As-tu été meurtrier ?

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adjani-meurtriere Je sais bien que vous n’êtes pas très concentrés en ce moment. C’est l’été et les phéromones et l’appel de l’Autobahn des vacances qui veulent ça. Je vais faire dans l’anecdote, tiens, du coup, aujourd’hui. Avant avant hier, je fus chez le coiffeur (merlan, coupe-tif, figaro, mais jamais « au » pour autant). Ah, amusant : Jennifer et moi avons le même, un de quartier, hein, mais qui a toute notre confiance après des années spectaculaires d’errance capillaire… Bref, j’y vais, en tête: la coupe d’Adjani dans l’Été Meurtrier. Je vous la fais courte (bien dégagée sur les oreilles) mais je suis blonde, j’ai le cheveu souple (comme les pros disent) jamais frisé, enfin, avec Isabelle on a une seule chose en commun: les yeux clairs et encore pas de la même couleur. Je vous passe l’histoire du fou à lier qui rentre dans le salon en hurlant et la coiffeuse qui me fait cacher les ciseaux sous ma blouse, avez-vous remarqué cette déferlante de freaks l’été en ville? Pas grave, je sors, ravie, prête à fataler Souchon. Évidemment, personne ne remarque que je me suis fait couper les cheveux (et ce depuis 3 jours), c’est à dire que transformation, il n’y eut que dans mon esprit fantasque. Conclusion: j’y vois une métaphore. La mode serait un peu à cette image: nourrie de références et de fantasmes, on l’habite et s’y projette, tant pis si personne ne le remarque, parce que, moi, en attendant, je suis prête à dévorer l’été.

4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 15 juillet 2010

L’heure espagnole (Zara aussi)

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san-sebastianHola. Hier, fête nationale, je fuyais la France pour ma ville basque espagnole favorite: San Sebastian (Donostia en basque, donc). N’y voyez aucune manière de fuir un patriotisme locale dont je n’ai que faire, ni d’en célébrer un autre aux couleurs du foot gagnant du monde, dont je me contrefous. De toutes façons, heures grises sur l’Espagne du nord, le temps était lourd comme je l’aime et la plage abandonnée, de fait. Supporters et autochtones ayant eu la jugeotte d’aller là où il fait plus chaud et où la bière coule à flots (Pampelune et sa folie vachette, sûrement). T’inquiète, la BeSnobette en vacances ne va pas te tenir son journal de bord mélancolique et balnéaire, comme ça tous les jours. Mais bon, on l’a toujours dit il ne faut pas vous endormir dans nos habitudes, même les meilleures.

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Alors tu vois, San Sebastian, c’est un peu notre petit Rio de Janeiro d’ici (une baie en ville dominée d’un Christ redempteur, je te jure), tropicalisme furieux en moins, parfums lents de vieille Europe cultivée en plus. Qui a l’occasion d’assister à son festival du film en septembre est heureux comme celui qui voit Venise et peut mourir. Je ne vais pas mentir, je suis allée chez Zara. Je sais, l’enseigne se doit d’être boycottée par la blogo (cf: Betty + Pandora). Mais en Espagne, il y a déjà les nouvelles collec et elles sont de toutes façons 10 à 40 % moins chères qu’en France. Je suis humaine, vois-tu. D’ailleurs la moitié du Pays Basque français l’est aussi, à voir la population strictement francophone fréquentant les Zara espagnols hier. Contraste: la plage et la ville XIXème désertées et excessivement belles VS les Zara bondés de français hystéros (dont moi, faut dire que des escarpins en cuir qui tuent à 9 € 90, ça excite beaucoup les cervelets). À la rentrée, on voudra: du camel néo classique en jupette de soie et cape courte de velours, de l’escarpin à la Dita mais en taupe, de la blouse banquière 70’s à la Romy Schneider, de la jupe architecturée couleur feuilles mortes ou rouille. Oui, oui, j’ai pécho, mais chut, je reste sur mon songe d’une journée d’été sous un ciel chargé de plomb, douceur de l’air.

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4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 16 juin 2010

Quelques grammes de grâce…

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web-The-broken-hearts-Henietta-ludgateVous ne saviez pas comment procrastiner quelques minutes, vous plaçant en apesanteur, flottant derrière l’écran alors que le jour est déjà bien entamé et que la to-do-list ne rend pas l’âme, elle, contrairement à vous? Magie 2.0, on nous envoie à l’instant une vidéo hypnotique et gracieuse qui colle parfaitement au besoin de contrer la sauvagerie de la journée. Henrietta Ludgate, jeune maison écossaise de haute-couture, surtout diffusée en Asie et en Italie pour le moment, a remporté le « Fashion Innovation Award » lors de la Fashion Week Printemps/Eté 2010 de Londres. A co-gagné, devrais-je préciser. Ainsi pour se démarquer de l’autre marque récompensée, Henrietta Ludgate décide de présenter sa collection au travers d’un court-métrage réalisé en collaboration avec le chorégraphe Thomas Michael Voss et le groupe Alabama 3. Une parenthèse où mode, danse, musique, mise en scène se mêlent délicieusement pour le plus grand plaisir de nos sens éreintés. Enjoy.

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Le 11 avril 2010

Adèle Blanc-Sec vous attend au ciné

Adele_Blanc_SecCa ne vous aura pas échappé, l’un des grands buzz ciné du moment est la sortie le 14 avril prochain de l’adaptation par Luc Besson de la bande dessinée de Tardi, Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec. Dans le rôle d’Adèle, Louise Bourgoin. L’ex miss Météo (qui raconterait à qui veut l’entendre que Julien Doré a un tout petit kiki) confirme tout son talent d’actrice  avec ce film fantastique où elle interprète une jeune journaliste intrépide à qui il arrive des aventures rocambolesques dans l’Egypte et la France de 1912.

Egalement à l’affiche Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve et Mathieu Amalric, et votre mission si vous l’acceptez sera de les reconnaître dans le film (on imagine les heures de maquillage avant de tourner, certains acteurs sont méconnaissables.) Si vous adorez Tintin et les films d’aventure en général, le dernier Besson est donc pour vous. De 7 à 77 ans, en somme.

BeSnob vous invite à découvrir Adèle Blanc-Sec : les 5 premiers internautes à commenter cette note gagneront deux places chacun. (Pensez à laisser une adresse mail valide.)


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LES 5 PREMIERES À AVOIR COMMENTÉ, EN L’ESPÈCE SABINE, ISABEL, LIX, KIKO ET MELISSA : ENVOYEZ-MOI VOS NOM+PRENOM+ADRESSE À JTOUGARINOFF@NEXT-IDEA.FR , MERCI ET BRAVO !



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Le 10 janvier 2010

Easy sunday

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empire_of_the_SunRéveil avec la chanson kitsch mais épatante : Trente ans, de Guy Marchand. Je recommande. Puis on se lève, on va faire le marché avec une copine (ouais, on brave le froid pour la bonne cause : l’apprentissage culinaire dominical) et on passe sa journée à aimer sa petite maison cosy. Alors aujourd’hui, sélection culturelle d’une journée @home…

Lecture : On lit quelques pages du journal de Henry Bauchau, Les Années difficiles. Ce poète livre sa pensée intelligente en toute modestie. J’aime. Parce que je m’aperçois qu’un homme brillant se pose les mêmes questions que moi, et a souvent les mêmes réponses. Je me sens moins conne grâce à lui. A acheter chez votre libraire, vite.

Cinéma : On programme une toile avec son mec pour aller voir La merditude des choses : drôle, touchant, rock : le beauf devient génial.

Musique : Après Guy Marchand, on branche Empire of the sun, choisit le titre We are the people et on s’éclate dans le salon avec ses potes invités pour un brunch; ils sont les cobayes de nos essais culinaires. Aïe ?

Dimanche prochain, je vous cause de Nicolas Rey.

Et maintenant, direction la cuisine, bobo(nne) Jen tente le gratin dauphinois !

18 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 16 décembre 2009

Coco + Igor = (places à gagner)

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chanel15-21913. Dans le monde, les graines de la guerre sont en germe. À Paris, la première du Sacre du Printemps déchaine les passions et choque la belle société de l’époque. Dans l’ombre, Coco Chanel rencontre Igor Stravinsky et leur liaison recueille l’écho de ces conflits prêts à éclore, de l’innocence perdue, de la création en marche et du scandale que le génie engendre. Historique, amoureuse, artistique, la trame du film de Jan Kounen nous promet des émotions fortes entre sensualité, naissance du n°5 et d’œuvres à l’avant garde de la création musicale, on y espère une sorte de Gatsby à la française, une fresque au bord du chaos, on espère, quoi…
Anna Mouglalis incarne Coco et a profité de sa position d’égérie de longue date pour Chanel pour obtenir de Karl la conception de certaines robes et lui faire ouvrir les portes de la Maison Chanel. La reconstitution et les costumes devraient pour le moins séduire les modeuses.

Toujours est-il que nous avons la joie de vous proposer 10 places (2X5, à deux c’est toujours mieux) pour aller voir Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Kounen en salles (à partir du 30 décembre). Pour ceci, laissez dans vos commentaires ce qui définit au mieux à vos yeux, bah, Chanel. On vous laisse une petite semaine! Bonne chance.

EDIT du 23 décembre. Les heureux gagnants, au nombre de 5, donc, puisque chacun d’entre eux gagne 2 places, sont:

-Web et Cinema (pour l’érudition surannée et punk)
-Maïlis (pour l’acrostiche, toujours séduisant)
-Sophie (pour le contrepied consumériste)
-Cyril (pour l’esprit concis)
-Jérôme69 (parce que le doute plane sur le terme « luxure »)

On vous envoie un mail, les cocos.

4 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 2 décembre 2009

Il est libre Max

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maxJe n’aurai qu’un mot: MAGNIFIQUE.
Mais je risque de vous laisser sur votre faim si je m’en tiens là. Et il faut vraiment que je vous convainque d’aller puiser rêve, beauté visuelle, poésie crue, violence libératrice et énergie d’un bonheur difficile à acquérir, au cinéma à partir du 16 décembre. Ainsi, j’étais depuis longtemps dans les starting blocks de l’émotion, parce que fan du livre de Maurice Sendak depuis mon plus jeune âge. Normal, aussi, j’avais très peur du côté adaptation d’une œuvre pour moi culte. Et bin, mes aminches, reprenant le livre en sortant de la séance, j’ai été stupéfaite de découvrir que des scènes du film que je pensais directement tirées de l’album, bin, n’y existaient pas. Je me résume : c’est dire si Jonze a su comprendre l’esprit du livre, l’intégrer, l’exalter, le sublimer, le réinventer, le poursuivre…

Le livre à sa sortie créait le scandale. Comment? Sendak avait fait d’un enfant pas sage et en roue libre son héros? Puni, Max se réfugie dans un monde fantastique où des monstres pires que lui vont l’aider à libérer sa colère et sa culpabilité lors d’une « fête monstrueuse ». Pas super pédagogique ni moralo. Un vrai succès auprès des enfants, en revanche. Spike Jonze enrichit cette trame libératrice en en faisant une sorte de quête du bonheur dans un monde où la solitude et la frustration nous pendent au nez. Une quête qui passe bien-sûr par l’amitié (même imaginaire), puisque y a-t-il meilleur réconfort que de dormir tous empilés?

Max et les Maximonstres, réalisé par Spike Jonze, le 16 décembre au cinéma.

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Le 28 octobre 2009

Fantasmagories

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e-la-nave-va-ferico-felliniTout le monde va en parler, certes, mais tu vois, je prends un plaisir tellement plus infini à écrire quelques mots sur Fellini que sur Bardot (qui s’expose version années glorieuses, belle quoi, actuellement). Donc.

Fellini, qu’on pourra trop facilement rattacher à la mode: marinière Strada par là, robe bustier Dolce Vita par ci, amour de la femme en général et en particulier dans La Città delle Donne, patati patata. On s’en fiche. Celui qui hissa le fantasme au rang d’art pur, qui rendit la fantaisie poétique référentielle (et excuse-moi, autrement moins mièvre que les Amélie Poulain de service), qui servit une image sexuelle, oui, mais tellement fictionnelle qu’elle en devint onirique, sans jamais de vulgarité à la petite semaine du nombril, bref, le maître…

Tu n’as pas compris la phrase, c’est que je me laisse emporter. C’est bon, c’est beau, c’est puissant, ça dépasse et sublime nos désirs, c’est Fellini. Et il lui est rendu hommage.

Du 20 octobre au 17 janvier, au Jeu de Paume (mais aussi à la Cinémathèque et à l’Institut Italien de Paris), 1 place de la Concorde 75008 Paris.
Mardi de 12h à 21h. Du mercredi au vendredi de 12h à19h. Samedi et Dimanche de 10h à 19h. Fermeture le lundi
Tél. 01 47 03 12 50

Photo: E la nave va.

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Le 14 octobre 2009

Vitribune

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dollsParmi toutes ces boutiques écrins et relativement pocket écloses dans le Haut Marais parisien (un périmètre minuscule au regard de la densité de nouveaux magasins de créateurs au côte à côte entre la rue Charlot et de Saintonge), arrêtons-nous aujourd’hui chez Dolls. Outre la sélection de jolies marques difficiles à trouver ailleurs (Andersen & Lauth, By Malene Birger, Sass & Bide, Hoss intropia…) la boutique propose une initiative séduisante. Une des vitrines de Dolls , « Window of Life », est offerte aux passants. Dédiée à l’image et à la vidéo, cette vitrine-tribune, chaque semaine, présente des films ou images reçus et sélectionnés par l’équipe. Tout le monde peut participer, toi, moi, lui.

L’équipe Dolls lancera dorénavant et régulièrement des thématiques qui s’inscriront dans une actualité culturelle (exposition/personnalité/film/événement etc…), et auxquelles devront répondre les artistes vidéo confirmés ou amateurs, toi, moi, lui.
Et à l’occasion de l’exposition Federico Fellini qui se tiendra au Jeu de Paume du 20 octobre 2009 au 17 janvier 2010, Dolls propose aux video-artistes (toi, moi, lui) de rendre hommage au cinéaste italien, à leur manière.
Les films sélectionnés passeront en boucle sur Window of Life du 20 octobre au 30 novembre 2009.
Les conditions de participations sont les suivantes :
- le film une fois monté et signé doit être remis sur DVD et durer entre 2 et 20 minutes
- Les œuvres vidéo finies devront être remises ou envoyées chez Dolls avant le 19 octobre accompagnées des coordonnées de l’artiste (amateur ou pas, encore une fois, suivez votre inspiration).

Dolls, 56 rue de Saintonge 75003 Paris -
Ouverture du mardi au samedi de 11h00 à 19h30.

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Le 15 juillet 2009

Mon Guy Bourdin animé

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bourdinVénéré ici et (et dans ces pages) pour l’univers vénéneux qu’il développa autour de la marque Jourdan, c’est au tour du Bon Marché de rendre hommage à l’intriguant Guy Bourdin. (Guy Bourdin (1928-1991), l’un des photographes de mode les plus influents de tous les temps, n’avait pas seulement une manière de voir : il suivait un chemin, accomplissait un voyage, réalisait un mouvement qui transcendait ses photos et révélait un processus rare et unique de découverte et d’initiation que peu osent emprunter). Pour la première fois au monde (roulements de tambours), il nous sera donnée à voir l’œuvre cinématique du fascinant photographe. (Cette exposition inédite dévoile des projections panoramiques de films : séances de prise de vues en studio, lieux favoris, « working progress » et même des instants capturés très personnels). Cela vaudra le déplacement, c’est certain: voir ces séquences de l’homme qui racontait un vaste récit en une prise de vue se mouvoir sous nos yeux fascinés… Bref, puisque les grands magasins sont dorénavant les nouveaux temples de l’art, on ira, à la rentrée très classe.

Guy Bourdin, ses films… L’ajusteur de hasard
Exposition inédite du 18 septembre au 29 octobre 2009
Verrière, 2ème étage du Bon Marché Rive Gauche,  24, rue de Sèvres Paris 7ème -Tél : 01 44 39 80 00

Crédit photos: The Guy Bourdin Estate, 2009.