As-tu été meurtrier ?
Je sais bien que vous n’êtes pas très concentrés en ce moment. C’est l’été et les phéromones et l’appel de l’Autobahn des vacances qui veulent ça. Je vais faire dans l’anecdote, tiens, du coup, aujourd’hui. Avant avant hier, je fus chez le coiffeur (merlan, coupe-tif, figaro, mais jamais « au » pour autant). Ah, amusant : Jennifer et moi avons le même, un de quartier, hein, mais qui a toute notre confiance après des années spectaculaires d’errance capillaire… Bref, j’y vais, en tête: la coupe d’Adjani dans l’Été Meurtrier. Je vous la fais courte (bien dégagée sur les oreilles) mais je suis blonde, j’ai le cheveu souple (comme les pros disent) jamais frisé, enfin, avec Isabelle on a une seule chose en commun: les yeux clairs et encore pas de la même couleur. Je vous passe l’histoire du fou à lier qui rentre dans le salon en hurlant et la coiffeuse qui me fait cacher les ciseaux sous ma blouse, avez-vous remarqué cette déferlante de freaks l’été en ville? Pas grave, je sors, ravie, prête à fataler Souchon. Évidemment, personne ne remarque que je me suis fait couper les cheveux (et ce depuis 3 jours), c’est à dire que transformation, il n’y eut que dans mon esprit fantasque. Conclusion: j’y vois une métaphore. La mode serait un peu à cette image: nourrie de références et de fantasmes, on l’habite et s’y projette, tant pis si personne ne le remarque, parce que, moi, en attendant, je suis prête à dévorer l’été.
Hola. Hier, fête nationale, je fuyais la France pour ma ville basque espagnole favorite: San Sebastian (Donostia en basque, donc). N’y voyez aucune manière de fuir un patriotisme locale dont je n’ai que faire, ni d’en célébrer un autre aux couleurs du foot gagnant du monde, dont je me contrefous. De toutes façons, heures grises sur l’Espagne du nord, le temps était lourd comme je l’aime et la plage abandonnée, de fait. Supporters et autochtones ayant eu la jugeotte d’aller là où il fait plus chaud et où la bière coule à flots (Pampelune et sa folie vachette, sûrement). T’inquiète, la BeSnobette en vacances ne va pas te tenir son journal de bord mélancolique et balnéaire, comme ça tous les jours. Mais bon, on l’a toujours dit il ne faut pas vous endormir dans nos habitudes, même les meilleures.
Vous ne saviez pas comment procrastiner quelques minutes, vous plaçant en apesanteur, flottant derrière l’écran alors que le jour est déjà bien entamé et que la to-do-list ne rend pas l’âme, elle, contrairement à vous? Magie 2.0, on nous envoie à l’instant une vidéo hypnotique et gracieuse qui colle parfaitement au besoin de contrer la sauvagerie de la journée.
Ca ne vous aura pas échappé, l’un des grands buzz ciné du moment est la sortie le 14 avril prochain de l’adaptation par Luc Besson de la bande dessinée de Tardi, 
Réveil avec la chanson kitsch mais épatante : Trente ans, de Guy Marchand. Je recommande. Puis on se lève, on va faire le marché avec une copine (ouais, on brave le froid pour la bonne cause : l’apprentissage culinaire dominical) et on passe sa journée à aimer sa petite maison cosy. Alors aujourd’hui, sélection culturelle d’une journée @home…
1913. Dans le monde, les graines de la guerre sont en germe. À Paris, la première du Sacre du Printemps déchaine les passions et choque la belle société de l’époque. Dans l’ombre, Coco Chanel rencontre Igor Stravinsky et leur liaison recueille l’écho de ces conflits prêts à éclore, de l’innocence perdue, de la création en marche et du scandale que le génie engendre. Historique, amoureuse, artistique, la trame du film de Jan Kounen nous promet des émotions fortes entre sensualité, naissance du n°5 et d’œuvres à l’avant garde de la création musicale, on y espère une sorte de Gatsby à la française, une fresque au bord du chaos, on espère, quoi…
Je n’aurai qu’un mot: MAGNIFIQUE.
Tout le monde va en parler, certes, mais tu vois, je prends un plaisir tellement plus infini à écrire quelques mots sur Fellini que sur Bardot (qui s’expose version années glorieuses, belle quoi, actuellement). Donc.
Parmi toutes ces boutiques écrins et relativement pocket écloses dans le Haut Marais parisien (un périmètre minuscule au regard de la densité de nouveaux magasins de créateurs au côte à côte entre la rue Charlot et de Saintonge), arrêtons-nous aujourd’hui chez Dolls. Outre la sélection de jolies marques difficiles à trouver ailleurs (Andersen & Lauth, By Malene Birger, Sass & Bide, Hoss intropia…) la boutique propose une initiative séduisante. Une des vitrines de Dolls , « Window of Life », est offerte aux passants. Dédiée à l’image et à la vidéo, cette vitrine-tribune, chaque semaine, présente des films ou images reçus et sélectionnés par l’équipe. Tout le monde peut participer, toi, moi, lui.
Vénéré 

Le 2 septembre 2010 - Dans Offensive sur tous les fronts