Culture

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Le 14 novembre 2010

Paris Photo 2010

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Paris_Photo_2010Un petit pense-bête pour vous rappeler que le salon Paris Photo s’ouvrira jeudi prochain comme à l’accoutumée, au Carrousel du Louvre. Quatre jours pour découvrir des photographes du XIXe siècle à nos jours avec pour cette 14ème édition une part belle à l’Europe centrale. 160 exposants et éditeurs  au total et 90 artistes hongrois, polonais, slovaques et tchèques représentés par un tiers des galeries participantes, je vais comme chaque année passer des heures à m’extasier (ou à m’interroger) devant les oeuvres. Les scènes d’Europe centrale se déclineront en quatre temps : évocation des figures historiques et contemporaines majeures, aperçu de la scène émergente, une programmation vidéo et des conférences sur les scènes photographiques des pays invités. Peut-être à bientôt dans l’une des allées de l’expo !

Paris Photo 2010, du 18 au 21 novembre au Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli Paris 1er.

Prix d’entrée : 18 €; 9 € pour les étudiants et gratuit pour les moins de 10 ans.

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Le 10 novembre 2010

Live fast, die young

basquiatJ’ai du malheureusement parcourir au pas de course l’exceptionnelle rétrospective que consacre le Musée d’art moderne de la Ville de Paris à Jean-Michel Basquiat. Malheureusement puisque j’aurais voulu m’attarder sur ses dessins, rares et profiter de l’état de choc dans lequel les grandes toiles m’ont plongé. Et puis pour me consoler, je pense a posteriori que la rapidité, la fulgurance et l’ingestion visuelle comme un uppercut correspondent aussi, peut-être, à l’état d’esprit de ce peintre précoce, virulent, mort jeune et brutalement… Oui la personnalité de Jean-Michel Basquiat fascine et c’est sans doute une explication à l’immense succès (et la queue qui en découle) que rencontre l’exposition. Noir dans un monde (de l’art) blanc, New-Yorkais dans les 80′s, on se représente immédiatement ce black painter imprégné de hip-hop et de street culture naissants, dans une version hipster du graffeur, porté sur le tragique et la revendication. Finalement, intransigeant, pas nihiliste pour deux ronds mais violemment dans l’excès de tout (la conquête du monde l’art, l’appétit ogresque des image, mots, inscriptions, de l’histoire et sa retranscription débordante) Jean-Michel Basquiat, l’homme et ce qu’il symbolise, nous en ferait presque oublier qu’il révolutionnât la peinture en son temps et que son influence picturale n’a pas fini de nous remuer.

Exposition BASQUIAT
Du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011
Musée d’Art moderne de la ville de Paris

Crédits photo: ©The Estate of Jean-Michel Basquiat, ©ADAGP, Paris 2010.

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Le 3 novembre 2010

Solid as a Rock(er)

visu_bornbad Chers mélomanes pour qui la musique s’appréhende live et pour qui la life est le rock n’roll - »Pas le rock glamour vidé de sa substance par la mode de masse, plutôt ce dernier envisagé comme un choix de vie dangereux et sans concession« - (SANS bouchon d’oreille et avec canettes de bière), vous ne raterez sous aucun prétexte le prochain événement de l’incisive galerie 12 Mail : Désordres. Carte blanche à Jean Baptiste Guillot, chantre du label Born Bad Records (au son lourd et polémique), Désordres présente les rugueuses et lyriques photos de Yan Morvan issues du livre Le Cuir et le Baston (les anges de Paris en 1976). Ça fait mal et c’est bon.

BORN BAD RECORDS Désordres
Du 17 novembre 2010 au 14 janvier 2011
Vernissage le mercredi 17 novembre de 18h à 21h.
12MAIL… a Red Bull Space, 12 rue du Mail 75002 Paris.

Par ailleurs (et si je croise ceux qui sont nés mauvais, je risque de mourir jeune de les mettre ainsi en présence), le festival Inrocks Black XS commence. Le rock AVEC bouchons d’oreille et canettes dégustées au fumoir, bon, désolée d’être moins puriste qu’éclectique, ça me chauffe bien, aussi… Une programmation apparemment sans surprise nous révèle pourtant quelques perles folk, poprock et Carl Barât (ex Libertines) en solo que je courrai voir à l’épreuve du feu ce vendredi…

Festival Les Inrocks Black XS, du 3 au 9 novembre, à Paris, Lille, Nantes et Toulouse.

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Le 26 octobre 2010

Académie Française

Alexandre_DufoixMoi qui n’aime bien souvent que les hommes gringalets, j’ai un vrai coup de coeur pour les bodybuilders et les acteurs porno « à l’ancienne » dessinés au crayon  à papier par Alexandre Dufoix, illustrations que l’on découvre sur la nouvelle ligne de T-shirts Kulte, « Académie française ».

Cet artiste diplômé des Beaux-Arts a commencé très jeune (15 ans) par des nus académiques puis non-académiques, en l’espèce des modèles d’une extrême maigreur ou d’une obésité avancée, pour baser ensuite tout son travail plastique sur la représentation de ces corps à la beauté non-conventionnelle.

Alexandre_Dufoix_Kulte

Le freak, l’anomalie physique, les déviances sexuelles, Alexandre Dufoix aborde tous ces sujets sans jamais se moquer. C’est drôle, le trait est précis, l’homme devient animal et prisonnier, à la recherche d’un corps dont il veut devenir le maître pour le meilleur et aussi pour le pire. S’inspirant des dessins académiques de Jacques Louis David et Pierre Paul Prud’hon pour ces T-shirts, cet auteur plasticien rend hommage à Tom of Finland en sexualisant ces corps d’hommes en quête d’un fantasme esthétique. Loin d’un culturisme moderne où les héros se dopent et défient les lois de l’anatomie, on s’amuse ici du kitsch d’une époque gonflette qui est déjà très (trop) lointaine.

D’autres productions arriveront prochainement, plus romancées, à tendance borderline, avec notamment une femme obèse qui prend des poses de bodybuilder et un culturiste à tête de monstre. Le travail de cet artiste est vraiment intéressant, le talent et les messages présents. Ce qui pourrait passer pour une énième série de T-shirts hype branchouille et creuse est en réalité une chouette oeuvre pop à porter sans modération.

T-shirts  d’Alexandre Dufoix pour Kulte, ligne « Académie Française » : 29 euros.

© Kulte

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Le 2 octobre 2010

White night / White heat

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nuit-blanche-2-octobre-2010Salut! Tandis que je m’abreuve de caféine à la bouche même de George Clooney (oui, je suis déjà dans un état second, voire tierce), je ne peux m’empêcher de vous faire ma piqûre de rappel du soir. Avec 19 autres tweetreporters nous n’allons fermer l’œil (voire aucun des deux) de la nuit afin de vous faire partager notre parcours en Nuit Blanche. Il y aura peut-être 140 caractères qui changeront votre vie. Il y aura peut-être la poésie de l’ambiance retranscrite. Il y aura peut-être des coups de mou et des coups de cœur. Il y aura peut-être de la drôlerie et du drame esthétique. Ce qui est certain, c’est que nous vous éviterons le cas échéant de faire la queue des heures si l’on n’apprécie pas ce que l’on voit et inversement nous vous motiverons à être courageux si l’on tombe en pâmoison sur des œuvres exceptionnelles… Suivez le guide, suivez-nous, tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble sur Nuit Blanche.

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Le 29 septembre 2010

Dans les bras de Morphée…

photo_nuit_Jean_Louis_TornatoIl y a deux semaines, moi qui n’accepte que très rarement toute expérience mettant mon minois à la vue de tous sur le Web, j’ai accepté avec joie de passer une nuit entière sous l’objectif d’un photographe… Jean-Louis Tornato travaille sur le sommeil, il se passionne pour cette partie de notre vie que nous connaissons finalement très mal. Je suis admirative de son idée : laisser un appareil une nuit entière dans la chambre et le laisser nous immortaliser avec un système infrarouge à intervalles réguliers, puis mettre en scène cette parenthèse nocturne qui se répète tout au long de notre vie sans que jamais nous ne puissions la maîtriser.

Immortaliser est un terme qui fait sourire lorsqu’en voyant le résultat on se découvre parfois avec l’impression déstabilisante d’être morte. Sans souffle et sereine. On devient le voyeur de sa propre exhibition. Le rendu est superbe : une esthétique en noir et blanc qui dégage une atmosphère tantôt pesante avec l’habillage sonore qui l’accompagne (dans mon cas, des bruits de pas), tantôt onirique avec cette douceur et ce temps suspendu évoqués par les traits du visage qui se mêlent aux draps froissés et aux postures abandonnées.

Alors évidemment, quand je me vois avec ma bouille écrasée sur un coussin qui ne m’avantage en rien (on note que depuis cette expérience, j’ai déjà perdu 3,5 kg avec Dukan et que je deviens moins bouboule, c’est important de le noter, si si), je pourrais me dire « Oh mince, pourquoi ai-je accepté de me montrer aussi naturelle ! », mais c’est tout le contraire. J’ai adoré vivre cette nuit sous cet objectif et échanger nos points de vue avec cet artiste passionnant. Je regarde avec étonnement certaines de mes positions, comme celle où je dors avec la main sur la joue comme si je m’interrogeais sur une question hautement philosophique. De même, j’étais convaincue de passer la plus grande partie de ma nuit en étoile, finalement je me découvre accrochée en chien de fusil à mon coussin telle une moule à son rocher.

En visionnant les vidéos des autres « dormeurs », je constate qu’on a vraiment tous des manières de dormir très différentes : certains restent quasiment stoïques toute la nuit alors que d’autres s’étalent comme sur un transat.

En attendant de me remettre de l’idée concrète que vous allez tous me voir dans ma plus pure intimité, je vous invite à me dire comment vous dormez de votre côté : comme une baleine échouée sur un iceberg de coton, en postion fœtus, sur le ventre de Chéri, les bras en croix sur le torse… ? Racontez-nous comment vous dormez sur la Fanpage !

PS : Le nichon qui déborde, j’adore…

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Le 22 septembre 2010

Macadam boys and girls

© Bureau Mathieu Lehanneur

© Bureau Mathieu Lehanneur

Les 13/16 ans « cette espèce instable » (dixit Mathieu Lehanneur, architecte scénographe de l’espace) n’ont jusqu’alors jamais eu de lieu dédié au sein du musée. Et je ne parle pas que de Paris, ni par ethnocentrisme de la France, mais la difficulté à aborder et définir sans dégoûter ni repousser, ni subir les quolibets de cette marge de la population que constitue le teenager a toujours découragé les plus grands lieux de l’art jusque là. C’est Beaubourg qui s’y colle avec le studio 13/16. Je dis juste chapeau bas, même si j’attends l’application au quotidien d’un si bel idéal: emmener le djeune à la culture, une culture ouverte, une culture vivace: l’art…

Habile montage représentant la configuration du speech d'ouverture de l'espace: à gauche la MJC Torcy, au centre notre ministre, à droite l'autre ministre de la culture (forever?) et le président du centre pompidou, Alain Seban

Habile montage représentant la configuration du speech d'ouverture de l'espace: à gauche la MJC Torcy, au centre notre ministre, à droite l'autre ministre de la culture (forever?) et le président du centre pompidou, Alain Seban

L’ado-qui-es-tu? Seras-tu séduit par ce nouvel espace que l’on offre à ta génération, sans obligation de participation (parce que rien de pire que la lecture obligatoire liée au programme, parce que rien de pire que d’être traîné là via la classe). Comme Lilian Thuram, parrain de l’initiative (avec sa fondation), j’espère que oui.

Lilian seule vraie star pour les ados de Torcy

Lilian seule vraie star pour les ados de Torcy

Lilian, sans être irrespectueuse pour les autres acteurs de la conférence de presse, Lilian fût le plus pertinent et sincère défenseur du projet. Un ancien footballeur qui dit: « pourquoi veut-on toujours construire davantage de stades et de terrains de sport en banlieue alors que ce qui manque à ces jeunes, c’est l’accès à la culture », pour moi, c’est plié, ça a fait ma journée, bonheur. D’ailleurs les quelques « vrais » ados invités à l’inauguration (ouais la MJC Torcy en force!) ne s’y sont pas trompés et vénèrent et abordent et sont fiers d’avoir un tel représentant.

Graffiti analysis by Evan Roth

Graffiti analysis by Evan Roth

Quant aux workshops, expositions et animations proposées sur l’espace, notons la présence des copines du Collectif France Tricot et leurs signalétiques qui m’aillent mais surtout la volonté de susciter l’élan créatif chez nos chères têtes, euh, blondes (?) et acnéiques de redécouvrir la ville, le langage artistique via expérience musicale, 3D avec lunettes, interactivité sonore et lumineuse, hypnose visuelle (c’est une image)… C’est bath (quoi, serais-je ringarde?).
Du 11 septembre au 18 décembre, le Studio 13/16 accueille Macadam, une exposition sur le thème de la ville. Avec Jean Faucheur, Florent Lamouroux, Elsa Mazeau, Benjamin Sabatier et Pierre Vanni. Macadam offre également des workshops menés par des artistes. Au programme : la ville comme vous ne l’avez jamais vue ! Le Studio 13/16 est ouvert gratuitement et sans réservation. Rendez-vous les mercredis, samedis, dimanches de 15h à 19h, tous les jours pendant les vacances de Toussaint et certains jeudis soir de 18h à 20h. Centre Pompidou, Paris .

PS: Cet artiste, là, Nicolas Simarik, offre un horoscope sur le site du studio. Il ne se prendrait pas un peu pour un capricorne, lui. Oh. Oh. Oh. Je t’envoie la brigade des étoiles, moi et ce sera la guerre (#starwar).

8 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 12 septembre 2010

Biennale des Antiquaires (gagnez 2 entrées)

biennale-des-antiquaires

Organisée par le Syndicat National des Antiquaires, la 25ème édition de la biennale des antiquaires met en lumière une sélection d’antiquités, d’œuvres d’art et de pièces de joaillerie. Destinée en premier chef aux collectionneurs (dont je suppose vous ne faites pas partie, tant la qualité et la rareté des pièces présentées dépassent l’entendement financier), la biennale se présente et se parcourt comme une prestigieuse exposition aux multiples chefs-d’œuvres aux yeux de l’amateur éclairé (catégorie qui vous concerne). Scénographies spectaculaires, petite et grande histoire, voyage esthétique nous attendent au Grand Palais. Et attendent en particulier deux d’entre vous, amis épris d’art et de prestige.

Van Cleef & Arpels a choisi le metteur en scène Alfredo Arias pour concevoir un décor exclusif, écrin aux milles facettes pour la nouvelle collection présentée au Grand Palais. Le peintre Ruben Alterio en livre ici une première esquisse.

Van Cleef & Arpels a choisi le metteur en scène Alfredo Arias pour concevoir un décor exclusif, écrin aux milles facettes pour la nouvelle collection présentée au Grand Palais. Le peintre Ruben Alterio en livre ici une première esquisse.

Oui, oui, grâce à la généreuse entremise de la maison Van Cleef & Arpels, BeSnob est ravi de vous offrir deux entrées pour l’événement. Van Cleef & Arpels y présentera en effet Century, première grande collection de Haute Joaillerie de la maison au XXI ème siècle ainsi que Les Voyages Extraordinaires, sa nouvelle collection, onirique, fantastique, en résonnance avec l’œuvre de Jules Verne…

Amateurs passionnés, faites vite! Laissez-moi un commentaire et je tirerai au sort les heureux élus lundi soir minuit.

XXVe Biennale des antiquaires. Grand Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e. Tous les jours de 11 heures à 20 heures, du 15 au 22 septembre. Nocturnes le jeudi 16 et le mardi 21 septembre jusqu’à 22 heures

Edit du 14 septembre: les heureux et choyés gagnants des entrées à la Biennale sont donc: Samuel et Marie d’…

Merci à tous et bravo à eux.

11 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 7 juillet 2010

Coiff hair ? (#concours)

coiffes-1Connaissez-vous La Maison Rouge? À l’origine, un collectionneur passionné d’art contemporain (et d’art brut), un mécène : Antoine de Galbert. En 2004, il fonde cette maison, donc, discrètement nichée près de la Bastille, afin d’y promouvoir, montrer, exposer les artistes qu’il adore, au fil des collections privées… d’autres grands collectionneurs. En marge des sentiers battus des institutions dépendantes du marché de l’art et de l’État, La Maison Rouge propose des expositions chorales ou individuelles, toujours singulières… Cet homme là a « l’œil » et c’est tout.

coiffes-3antoine-de-galbert
Pour la première fois, le bel endroit présente et expose directement une partie de la collection personnelle d’Antoine de Galbert, ce qu’il avait toujours rechigné à faire, étant un homme de l’ombre (derrière les artistes). (On le voit posant ici en Hamlet avec l’une des coiffes de sa collec). On aurait pu s’attendre à la fine fleur de la création contemporaine actuelle et on découvrira avec ravissement plus de 200 coiffes ethniques toutes plus magnifiques et étonnantes les unes que les autres. Cet homme là ne manque pas de ressources, non plus et nous désarçonne quand il s’agit de se mettre à poil (montrer pour une fois ses propres pièces).

Loin de tomber dans l’écueil, certes passionnant mais moins esthétique, d’une présentation scientifique, l’expo se déroule au fil de vastes thèmes survolés (symbolique magique, de pouvoir, de la famille, etc) où typologies de formes et de couleurs prennent le dessus dans notre pupille fascinée.

Et nous, à la fois néophytes et fashionistes, de pauvrement nous exclamer : « mais c’est bien-sûr, le headband n’a pas été inventé par John Nollet, volumes capillaires délirants, plumes et nœuds superlatifs font bien plus sens ailleurs que dans le monde de la haute (couture) ».

Il faut courir voir cette exposition. Et cela tombe bien, BeSnob a le bonheur de vous offrir 2 fois 2 entrées pour y aller. Laissez vos commentaires jusqu’à lundi prochain… Je tirerai au sort les heureux voyeurs.

Voyage dans ma tête, la collection de coiffes d’Antoine de Galbert, 12 juin – 26 septembre 2010,
La Maison Rouge, 10 boulevard de la Bastille, Paris 12.

Crédit photos: Etienne Pottier.

Les gagnants sont donc: Mona et ClemBz. Je transmets vos mails à la Maison Rouge (merci de m’en renvoyer un avec vos noms et prénoms officiels à mhaumont@next-idea.fr)

2 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 2 juin 2010

Pièce rapportée

extensions-fauteuils-organ Chers amis, La Reine Dagobert, dont on apprécie les créations textiles (poupées totems, personnages doudous étranges, coussins polymorphes) s’associe à la tapissière Caroline Bourgeois pour étendre son univers fantasmagorique et organique au mobilier. Écoutons un instant Hélène Barrier : « j’ai été amenée à récupérer du tissu d’ameublement pris à même la «peau» d’un vieux fauteuil. M’est apparue alors la nécessité de travailler directement à partir de l’objet afin de lui offrir, comme à certains vêtements, une seconde vie. » Scarlett-6Végétal, vivant, on pense en regardant fauteuils et parures de mur à ces immenses racines qui camouflèrent, envahirent, protégèrent Angkor dans les temps les plus violents que subit le Cambodge.

Ne manquez pas de les contacter si vous souhaitez abriter une sculpture souple ou retaper un fauteuil…

Bon, c’est là que je pars en free style deux secondes. Je lis Bourgeois et je ne peux pas ne pas parler de la mort de Louise. Au fil des pérégrinations de l’esprit, je rebondis sur la création et l’identité féminine (l’accrochage ELLES@CentrePompidou présente toujours, à ce propos un siècle de ces femmes artistes, revendicatrices ou pas de leur sexe) et atterris auprès de Rebecca Horn et d’Annette Messager, qui en savent un bon gros bout sur la greffe textile, la poupée de chiffon et l’extension de tissu… Ok, c’était la minute wikipédia-pédago-name-dropping, hyper rapide, je vous lâche, l’idée étant de vous inviter à (re) découvrir ces très grandes artistes. Bonne récré.

Crédit photos: Iconoklastes.