Culture

3 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 18 janvier 2012

La Haute Façon

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Il y avait la haute montagne, la haute couture, la haute (tout court, pour société) dorénavant on comptera sur la haute façon. Savoir faire, artisanat luxueux, maisons d’art, autant d’appellations pour aboutir à ce « haute façon » que le site Soubis m’a fait découvrir et comprendre. Ainsi Soubis offre une boutique online aux Artisans et Maisons sélectionnés pour leur savoir-faire d’exception et leur créativité. Gantiers, chapeliers, brodeurs, joaillers, céramistes, corsetiers, sculpteur de matériaux de synthèse, luthiers, gainiers, maroquiniers, parapluies sur mesure, mobilier, ébénistes, la liste est infinie avec pour seul crédo: l’art fonctionnel. J’aime l’idée de proposer sur le web, cet espace ultra rapide et chronophage, des créations que l’on imagine bien avoir été conçues dans la patience, le travail long et précis des matériaux à l’abri d’ateliers intimistes et précieux. Un beau moyen de dépoussiérer l’image parfois un peu désuète et figée que ces artisans baladent malgré eux. Vous le découvrirez, le savoir faire s’acoquine ici de haute modernité.

Éventail Sioux (demi-lune)Feuille composée de 10 plumes de cygne naturelles appliquées sur une feuille de soie bleue asymétrique. Brins et panaches en galalithe (1362 €). Duvelleroy Paris 1827.

Bague Victoria Citrine 12.90 ct Diamants bruns 1.97 ct sur Or jaune 10.30 g (4900 €), Patrice Fabre , joailler contemporain

Robe blanche, soie, lin, lurex, coton, avec broderies et plissés (3450 €), Coppelia Pique

Vanités en résine teintées rose, turquoise, transparent cristal, noir, rouge et ambre (1500 €) Exemplaire unique Atelier NICOLET

Guitare électrique de lutherie 100% artisanale auvergnate. Modèle unique. The Black Louis XIV, 2999 €, Wild Custom Guitars.

 

 

8 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 23 novembre 2011

Tout est vanité

The Brown Sisters (#1), Nicholas Nixon

The Brown Sisters (#1), Nicholas Nixon

Sensible depuis, oh, bien longtemps (le temps, il en est beaucoup question ici) aux cabinets de curiosités de la Renaissance, ces pièces et même parfois ces meubles exposant de manière scientifique et esthétique les merveilles précieuses de la nature (morte), collections mélancoliques et rares, j’ai adoré la nouvelle exposition de la Maison Rouge.

The Brown Sisters, Nicholas Nixon photographie chaque année sa femme et ses sœurs, depuis plus de trente ans.

The Brown Sisters, Nicholas Nixon photographie chaque année sa femme et ses sœurs, depuis plus de trente ans.

Nicholas Nixon, dernier cliché exposé de la série The Brown Sisters

Nicholas Nixon, dernier cliché exposé de la série The Brown Sisters

« Mémoires du Futur » rassemble une partie de la collection de Thomas Olbricht, médecin endocrinologue et allemand (néanmoins, épousez-moi, monsieur), et parcourt 500 ans d’art. Rien que ça, oui. Il vous l’explique à merveille dans cette vidéo, mais en résumé, l’avisé collectionneur fait l’acquisition de ses œuvres par similitude de thématiques, association visuelle et formelle, quand les anciens n’inspirent pas directement le contemporain, plutôt que par mouvements chronologiques. De la Renaissance à l’hyper contemporain, ces œuvres réunies et mises en regard par Thomas Olbricht tissent des liens puissants et bouleversants. Puisque « nous allons de l’avant, mais ne pouvons progresser qu’en gardant en tête le passé« .

Vanité contemporaine: Cindy Sherman, untitled #464

Vanité contemporaine: Cindy Sherman, untitled #464

Le corps féminin, les artifices masquant les assauts du temps: Turkish Delight d'Olaf Metzgel et Irène de Frantz Gertsch

Le corps féminin, les artifices masquant les assauts du temps: Turkish Delight d'Olaf Metzgel et Irène de Frantz Gertsch

cache

Parmi les thématiques fortes qui lient les pièces exposées les unes aux autres au travers des siècles, la mort et notre finitude y ont une place maitresse. Memento mori (souviens-toi que tu mourras), décrépitude du vivant, altération grotesque, vanité des plaisirs et des savoirs (mais aussi carpe diem), poids de la mémoire, étendent leur influence au corps, à la religion, à la violence, à l’amour.

Objets merveilleux d'un cabinet de curiosités de la Renaissance

Objets merveilleux d'un cabinet de curiosités de la Renaissance

Côtoyant un écorché en perles de verre, œuvre de Liza Lou datant des années 1990

Côtoyant un écorché en perles de verre, œuvre de Liza Lou datant des années 1990

cache

Vanité flamande du XVIIe siècle

Vanité flamande du XVIIe siècle

Mat Collishaw, dernier repas des condamnés à mort de prisons américaines

Mat Collishaw, dernier repas des condamnés à mort de prisons américaines

cache

Crâne contemporain, sans espoir de résurrection, René Wirhts

Crâne contemporain, sans espoir de résurrection, René Wirhts

Collection de crânes modernes et anciens devant La Céne vue par David LaChapelle

Collection de crânes modernes et anciens devant La Céne vue par David LaChapelle

cache

Froid et clinique, un crâne peint par Damien Hirst

Froid et clinique, un crâne peint par Damien Hirst

Cette exposition est exceptionnellement riche, touchante, frappante, source de réflexion, belle… Je ne sais que dire de plus pour vous inciter à aller la voir (et la revoir)… Ou si: on n’a qu’une vie et la maison Rouge vous offre deux entrées.
Laissez-nous un commentaire jusqu’à lundi, pour les remporter.

mémoires du futur
la collection olbricht
commissaire : Wolfgang Schoppmann
à la maison rouge du 22 octobre 2011 au 15 janvier 2012

(La maison Rouge n’utilise jamais de majuscules, ça me trouble beaucoup, mais je respecte).

Bonjour! La gagnante est Flore, la plus rapide est cette fois récompensée. Belle expo à toi!

Publicit
1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 28 juillet 2011

Mon pays c’est l’hiver

Diorama de Marcel Dzama, On the banks of the Red River

Diorama de Marcel Dzama, On the banks of the Red River

Un climat mêlant rudesse épique des hivers, tempêtes et inondations boueuses, un animisme né des amer(s)- indiens, the natives, premiers habitants laissés au bord de la route, des épisodes de communication intense avec des fantômes, un ennui froid, la bizarrerie de l’isolement, de la nostalgie, du sexe, de la fausse naïveté et beaucoup beaucoup d’humour: voilà ce qui pourrait tout à la fois décrire Winnipeg, la capitale canadienne du Manitoba et expliquer la singulière profusion artistique du cru.

Jon Pylypchuk, In a year or so I will forgive your crippled eye and all/ Dans un an peut-être je te pardonnerais espèce de borgne et tout, 2006

Jon Pylypchuk, In a year or so I will forgive your crippled eye and all/ Dans un an peut-être je te pardonnerais espèce de borgne et tout, 2006

L’expression de l’esprit de résistance, de subversion, de conscience historique et politique qui anime, parfois collectivement, ces artistes canadiens, use d’une grande diversité de formes: dioramas (ces mise-en-scène de carton pâte des musées d’histoire naturelle), statues de céramique, photographies mêlant vrais décors et fausse nature, films de fiction mais documentaire, dessins, toiles… À plusieurs mains, se répondant ou ultra intimes, les œuvres présentées ici questionnent avec violence et drôlerie le fil du temps (qui passe, qui sera, qui fût, réécrit, inventé, fantasmé, moqué).

Hauntings, Guy Maddin. Ou comment rejouer et re-tourner les films mythiques et perdus.

Hauntings, Guy Maddin. Ou comment rejouer et re-tourner les films mythiques et perdus.

Découvrez cette vision de leur ville, particulière sous la couche de neige, des artistes hyperactifs lyriques ou low-fi (on se gausse, on se choque, on s’attriste, on s’émeut) à la Maison Rouge qui ouvre avec My Winnipeg une série d’expositions autour de capitales artistiques (parfois très méconnues). La Maison Rouge vous offre deux places pour visiter cette riche exposition (laissez-moi un commentaire afin de gagner vos entrées jusqu’à lundi soir).

My Winnipeg
23 juin – 25 septembre 2011
la maison rouge
10 boulevard de la bastille
f – 75012 paris
tel. +33(0) 1 40 01 08 81

9 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 30 juin 2011

Parenthèse enchantée

dej1Il y a trop longtemps déjà, j’ai passé un weekend merveilleux. C’était il y a un mois, sous le soleil exactement et il m’aura fallu ce temps pour me retourner vers ces deux jours sans nostalgie déchirante. Sensible, oui. Surtout lorsque la pluie tombait à verses mais l’on oublie tellement vite et le souvenir radieux d’une piscine immense et de collections (d’art) pointues me remuent ces jours-ci force 10 en pleine canicule et pollution visuelle.

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C’était dans les Corbières, en Languedoc Roussillon. Alors oui, tu connais toujours plus ou moins une ville dans ces contrées-là, traversée, on ne sait plus pour quelle raison vacancière, mais la région, son paysage, ses mets, son vin, ses endroits d’abandon méditatif, festif et son musée, presque incongru, une surprise, ça non, moi je n’en avais aucune idée.
jardins-saint-benoit
Tu aimes bien quand je la fais courte, mais là, je ne vois pas comment.
ser2spa-piscine
À peine arrivés, les agapes au soleil débutaient: rosé, grillades et ivresse du vrai premier rayon dans la face. Puis, nous partions à la découverte du Musée d’art régional de Languedoc Roussillon, sis à Sérignan. Sérignan, pour rappel: 7000 habitants. Voiturée par mademoiselle le conservateur, je n’avais pas osé exprimer mes craintes. Un bled? De l’art contemporain? Des artistes locaux? Non mais, qu’est-ce qu’on est con parfois quand on est parisien… La claque.ser6
En fin de compte, nous plongeons au sein d’un musée de 2500 m2, aux collections contemporaines subtiles, aux expos orchestrées avec pertinence et singularité, baignées de la lumière pop des vitraux de Buren. Un endroit hallucinant de questions visuelles et de calme introspectif. L’expo que vous devez aller voir cet été a pour thème « l’amour à la plage » bahou bahou, décalage dans les yeux et la tête, certes, comme on les adore.ser5
Le soleil tapait encore comme un malade mental que nous enchainions sur notre lieu de villégiature parfait. Une résidence « locative », en fait un ensemble de mas de différentes tailles, décorés avec goût, s’organisant autour d’une piscine (de folie), proposant des soins (de folie) dans un agréable spa, en pleine nature ou presque. Il s’agit des Jardins de Saint-Benoit que je recommande à quiconque veut hurler « vacances j’oublie tout » ou s’offrir une escapade délassante (à base de massages et de vin de Corbières).set3ser4

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Le 30 mars 2011

Chic (du) dessin!

DPCHICDESSINEn marge (blanche) de la Fiac ou d’Art Paris, CHIC nous propose des salons pas salons où découvrir la jeune garde des galeries et des artistes contemporains. La Chic Art Fair (sise à la Cité de la Mode et du Design) m’avait bien régalée en octobre de superbes photos et d’installations sur le toit terrasse, laissons place au Chic Dessin, qui comme son nom l’indique, présente la production graphique actuelle avec chien. Pas l’animal, l’élégance.

Pièce vide // Juliette Mogenet // Drawing Gallery, Paris et Untitled// Elisabeth Czihak// Galerie Ma Collection

Pièce vide // Juliette Mogenet // Drawing Gallery, Paris et Untitled// Elisabeth Czihak// Galerie Ma Collection

Le dessin, s’est racheté une conduite ces dernières années, redécouvre de nouveaux territoires d’expressions (ni photos, ni 3D), se coltine la feuille vierge et la question du trait, pousse à l’intime.

Sans titre // David Ortsman // Galerie Cassinart et Pierre Matthey // 2009 // Galerie Nathalie Fiks

Sans titre // David Ortsman // Galerie Cassinart et Pierre Matthey // 2009 // Galerie Nathalie Fiks

Intimité du geste, dont la trace nous rapproche (à le toucher des yeux) de l’artiste, intimité de la lecture (un dessin se voit de près), intimité des thèmes qui de l’onirique au réalisme traduisent une émotion et cherchent une représentation efficace, une quête de l’essentiel. Un dessin n’est pas bavard. Mais pas farouche, non plus.

Bref, je vous incite très très très vivement à découvrir ces perles mises-en-scène sans cloison, juste les planches, dans le très clair agréable et humain Atelier Richelieu. Et pourquoi pas repartir en ayant acquis une œuvre (la plupart très abordables), ça nous change des souliers et nous rend meilleurs.

Allez découvrir toutes les animations, performances, brunches et prix du jury féminin sur le chic site, voici les infos pratiques:

CHIC Dessin du 1er au 3 avril
Atelier Richelieu
60, rue de Richelieu
75002 Paris

Tarifs :
7 euros plein tarif
5 euros tarif réduit

1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 2 février 2011

Plateaux télé

DP-fash-BD-4Du 1er au 9 mars prochain, vous le savez, le grand cirque de la fashion week parisienne reprendra son service bi-annuel. Si vous n’avez ni le temps, ni le sésame, ni la condition physique pour suivre le marathon de la période à la source (aux défilés, aux fêtes, aux présentations), vous suivrez la mouvante semaine derrière votre écran (sur les blogs de bon goût, par exemple). Et vous taperez un petit home-made-digest lors de notre revue de web hebdo qui ne saurait éviter le sujet. Autre option: épuisés par un harassant travail le jour, vous serez aux anges à la perspective d’une semaine de plateau-repas-tévé dégustés le soir devant Arte.

DP-fash-BD-3Arte, oui, qui du 28 février au 6 mars, fait sa propre fashion week présentée par l’incontournable et labellisé Karl L., nourrie des docus de l’inouï Loïc Prigent (dont des inédits de la pertinente série « Le Jour d’Avant »), ponctuée de reportages sur YSL, DVF et la lingerie et les chaussures…

Tu l’auras compris on ne va pas mourir de faim.

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Dernière option: le pur jus intello dans lequel vous marinez vous fait prendre la mode d’un peu haut. Et une semaine sur le sujet vous saoûle d’avance merci. Aaaah, je dis halte aux idées préconçues et Arte ne serait pas Arte si l’axe envisagé n’était pas, un peu au moins, transversal et artistique. Ainsi, les plus rétifs aux portraits de créateurs se délécteront néanmoins de la diffusion de chef-d’œuvres du cinéma dans lesquels les splendides actrices sont ma foi très bien habillées.

Il y en aura donc pour tous les goûts.

Découvrez le menu précis sur le site d’Arte et bon appétit.

6 commentaires Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 30 décembre 2010

(Compa)raison VS passion

24jpgrlEn ces jours de déambulations (glande) webesque où la pause délicieuse (fond du lit) nous permettra de bouffer du 2011 jusqu’à l’os tel un canin héroïque (Lassie), je suis tombée sur un joli drôle tendre graphique site.

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Son principe: comparer via des stéréotypes visuels (exprimés et traduits avec brio : simplicité proche du picto, humour en technicolore©, duel dos à dos et entrechoc des slogans) deux cultures, deux mégalopoles, Paris face à New York.

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J’ai bien entendu choisi les images que je préfère et celles qui parlent de mode (de vie), histoire de rester dans le propos, mais allez découvrir tous ces paradoxes qui jamais ne nous opposent, ricains et froggies et révèlent aimablement nos travers (ridicules et mignons).

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I’ll be your mirror, reflect what you are chantait Nico la plus New Yorkaise des allemandes, bref.

Tous droits réservés: Paris Vs New York.

1 commentaire Marie Ecrit sous acide par Marie
Le 22 décembre 2010

Artea times

MR-RB Tandis que peu ou prou tout se calme et chacun se dirige vers cette période-parenthèse des confiseurs, laissez-moi vous appâter et étirer le temps avec deux salons de thé parisiens résolument différents (dans le sens d’anormal et ainsi de rare). 1/ Vous le savez j’ai une affection particulière pour la Maison Rouge, fondation Antoine de Galbert. Ok, c’est à deux enjambées de ma maison à moi, mais surtout l’éclectisme de ce qui y est présenté me ravit sans trêve, stimule mon cerveau et mes yeux, d’une pierre deux coups. Afin de mêler le bon au beau, Rose Bakery (bien connu des parisiens amateurs de scones) s’installe au café de la singulière fondation, dans un espace dont la mise en scène est renouvelée à chaque saison, en pertinence avec les expositions présentées par ailleurs. Boudoir intimiste au sein des collections contemporaines les plus pointues, cet endroit a toutes ses chances pour devenir un lieu de rendez-vous et romantique et intello (ce qui est très excitant, avouez-le enfin). Du mercredi au dimanche de 11h à 19h, brunch le week-end et early dinner le jeudi (dernière commande à 20h). Rose Bakery à la Maison Rouge, 10 boulevard de la bastille, 75012 Paris.

Horror Picture Tea (crédit photo: Margot Cirou)

Horror Picture Tea (crédit photo: Margot Cirou)

2/Avez-vous jamais rêvé de vous faire tatouer tout en dégustant des pâtisseries délicieuses et sirotant du thé? Moi non plus. C’est pourtant le projet déployé au tout nouveau Horror Picture Tea par le très jeune chef Guillaume Sanchez aux allures de bad bad mod’s, convoquant au sous sol deux tatoueurs aux allures de nice nice rockers. J’y ai mangé une religieuse au citron et au thym ouvrant la période du trop d’agapes avec fracas (aucun sucre ajouté, nous garantit Guillaume). Mais ne me suis pas faite tatouer. Ce n’est pas que cela ne me tente pas, mais contrairement à ces tout-juste-sortis-de-l’adolescence, je suis prompte à projeter et imaginer mon potentiel tatoo dans vingt ans et bof. Bref, show case et expos sont au programme de ce salon unique où la play list réjouit les oreilles (The Cure, The Smiths, Sonic Youth, sainte trinité) et vous pouvez juste y prendre le thé, hein. Formule Tatoo Horror Picture Tea : 1 tatouage fait, une pâtisserie et un thé offert. Tatouage : Base de 60 euros, 120 euros de l’heure. Sur RDV au 06 61 25 75 08. Horror Picture Tea, 95, rue Saint Honoré, 75001 Paris. Du Mardi au Samedi : 14h30 – 19h. Du Jeudi au Samedi : 14h30 – 19h /19h30 – 02h.

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Le 14 novembre 2010

Paris Photo 2010

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Paris_Photo_2010Un petit pense-bête pour vous rappeler que le salon Paris Photo s’ouvrira jeudi prochain comme à l’accoutumée, au Carrousel du Louvre. Quatre jours pour découvrir des photographes du XIXe siècle à nos jours avec pour cette 14ème édition une part belle à l’Europe centrale. 160 exposants et éditeurs  au total et 90 artistes hongrois, polonais, slovaques et tchèques représentés par un tiers des galeries participantes, je vais comme chaque année passer des heures à m’extasier (ou à m’interroger) devant les oeuvres. Les scènes d’Europe centrale se déclineront en quatre temps : évocation des figures historiques et contemporaines majeures, aperçu de la scène émergente, une programmation vidéo et des conférences sur les scènes photographiques des pays invités. Peut-être à bientôt dans l’une des allées de l’expo !

Paris Photo 2010, du 18 au 21 novembre au Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli Paris 1er.

Prix d’entrée : 18 €; 9 € pour les étudiants et gratuit pour les moins de 10 ans.

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Le 10 novembre 2010

Live fast, die young

basquiatJ’ai du malheureusement parcourir au pas de course l’exceptionnelle rétrospective que consacre le Musée d’art moderne de la Ville de Paris à Jean-Michel Basquiat. Malheureusement puisque j’aurais voulu m’attarder sur ses dessins, rares et profiter de l’état de choc dans lequel les grandes toiles m’ont plongé. Et puis pour me consoler, je pense a posteriori que la rapidité, la fulgurance et l’ingestion visuelle comme un uppercut correspondent aussi, peut-être, à l’état d’esprit de ce peintre précoce, virulent, mort jeune et brutalement… Oui la personnalité de Jean-Michel Basquiat fascine et c’est sans doute une explication à l’immense succès (et la queue qui en découle) que rencontre l’exposition. Noir dans un monde (de l’art) blanc, New-Yorkais dans les 80′s, on se représente immédiatement ce black painter imprégné de hip-hop et de street culture naissants, dans une version hipster du graffeur, porté sur le tragique et la revendication. Finalement, intransigeant, pas nihiliste pour deux ronds mais violemment dans l’excès de tout (la conquête du monde l’art, l’appétit ogresque des image, mots, inscriptions, de l’histoire et sa retranscription débordante) Jean-Michel Basquiat, l’homme et ce qu’il symbolise, nous en ferait presque oublier qu’il révolutionnât la peinture en son temps et que son influence picturale n’a pas fini de nous remuer.

Exposition BASQUIAT
Du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011
Musée d’Art moderne de la ville de Paris

Crédits photo: ©The Estate of Jean-Michel Basquiat, ©ADAGP, Paris 2010.