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VULNERABSURDISME

Chers amis dominicaux, bonsoir. Je vous propose une pause artistique et néanmoins modesque (ce n »est pas ici qu »on criera à l »antinomie, crois-moi) avec Augustin Teboul.

Quel drôle de nom, à la fois désuet et cocasse, pour représenter la marque de deux jeunes femmes plus que douées et franco-allemandes… Oui, c »est qu »il y a du surréalisme là-dessous. Je t »arrête tout de suite, je ne parle pas ici du terme galvaudé, que l »on emploie à toutes les sauces pour qualifier un moment, une image qu »au fond on ne comprend pas faute de la faire rentrer dans nos codes et la norme. Non, invoquons les stars et les influences du mouvement poétique, révolutionnaire et artistique, si tu permets. Ainsi, Augustin Teboul, ce drôle de patronyme fût trouvé par les créatrices au cours d »un cadavre exquis (technique « vraiment » surréaliste s »il en est).

Non contentes d »avoir remporté le prix Dorchester récemment (prix prestigieux récompensant la jeune création de mode mais l »aidant concrètement aussi, par l »apport de monnaie sonnante et trébuchante), les intenses Annélie et Odély nous proposent jusqu »au 7 décembre une exposition rétrospective (la marque existe depuis 2010, mais ça fait un paquet de saisons, je te signale) à la galerie Joyce. Mis en scène par Zana Bosnjak, les vêtements monochromes (black is the new black), mêlant sophistication des dentelles, passementeries, broderies et brutalité des cuirs, sont présentés sur des mannequins désarticulés, recomposés, humainement gênants, parfaitement surréalistes, donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUGUSTIN TEBOUL – VULNERABSURDISME

6th of november 2012 – 7th of december 2012

GALERIE JOYCE

168-173 Galerie de Valois 75001 Paris

Bon bin, du coup, j »ai eu envie de vous montrer quelques œuvres que les Augustin Teboul ont dû bien étudier. J »ai un ami que les mannequins font flipper grave et je le comprends. Justement c »est ce sentiment d »étrangeté et de malaise, de vrai-faux, de corps malléables jusqu »à la violence que les artistes du début du siècle (dernier) et d »autres plus récents, ont travaillé. Quelques pistes en vrac, mes chats, pour réfléchir et regarder, en passant…

 

Mannequin d »André Masson, exposition surréaliste – Paris 1938 – Photo Denise Bellon © Les films de l »équinoxe – Fonds photographique Denise Bellon

JOHN RAWLINGS « Vogue », mars 1943

Erwin Blumenfeld Model and mannequin 1945

Pierre Molinier La poupée vers 1970

Dora Maar Sans titre [Main-coquillage] vers 1934

Maison Martin Margiela

Expo surréaliste par Bellon

Dali par Bellon

Et Hans Bellmer, La Poupée, évidemment…
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Elle vous raconte la mode de A à Z, sans hésiter à prendre des chemins de traverse, ne voit la vie qu’à condition d’être perchée sur des escarpins et n’oublie jamais que les vêtements sont avant tout une manière de se mettre en scène et de jouer…! Contact : marie@besnob.fr

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