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Revue de Web n°117 : Huff, little babies

Cette semaine deux événements nous ont frappé (paf). 2 événements que sans vergogne nous mettons au même niveau, c’est la magie de la revue de web: Le Huffington Post a ouvert ses fenêtres, Zahia a ouvert, euh, sa créativité couture et chacun sur l’internet a ouvert sa gueule. Chaud devant.

1/ Huff Huff

Vous n’avez donc pas pu manquer la mise en ligne de la version française du célèbre Huffington Post cette semaine. Pour l’instant rien à redire… si ce n’est le choix d’Anne Sinclair comme rédac chef qui peut en agacer certaines. Et le fonctionnement du site, ben il en irrite quelques-uns, notamment Christophe Ginisty. Le blogueur connu pour son engagement politique mais aussi pour son CV accompli dans la com’ explique à ses lecteurs pourquoi il a refusé d’écrire pour le webzine. En clair, parce que ses chroniques n’auraient pas été payées. Le français n’aime pas – à raison – travailler gratis. Le modèle consistant à ne payer aucun contributeurs hormis une toute petite brochette de chroniqueurs stars fonctionne aux USA, mais ici, Chrichri se pose en justicier de tous les pigistes aigris (mouais…) : “Quand on connait les gens qui sont à la tête de ce projet, quand on connaît leurs moyens et leurs ambitions, je trouve qu’il est inacceptable de faire ce type de proposition qui déshonore le titre. C’est une chimère de croire que le web permet de créer des entreprises qui peuvent se passer des hommes. C’est une chimère aussi que d’imaginer que l’information est gratuite à produire.

Le Huff se passera de Christophe, de toute façon ils ont Rachida Dati (qui sort avec Vincent Lindon vient-on de lire dans Voici, ouah, c’est la saison des amours et ruptures chelous) et Nicolas Bedos pour crâner, mais nous, on a bien aimé cette petite gueulante. Nous les français on râle, insoumis nous resterons ! (ahahah) RÉVOLUTION !

Tant qu’à piger gratis pour Anne, Seb Musset propose carrément de payer pour bosser pour elle. L’écrivain lui a écrit une chouette lettre tout en finesse et rire jaune. Oh oui Anne, combien prenez-vous pour que BeSnob vous ponde une petite chronique mode chaque semaine, hein, dites-nous, votre prix sera le nôtre ! Cette même lettre d’amour professionnel (!) se retrouve sur le site des révoltés anti-Huff : le HuffPouf. RÉVOLUTION (encore oui) !

Parenthèse (.)(.)

Juste deux secondes pour vous conseiller cette critique du film de Beigbeder. Si vous envisagiez d’aller voir L’Amour dure trois ans, Vinsh pourrait bien vous faire changer d’avis. Beigbeder nous gave, il est vieux maintenant, envoyons-le en vacances prolongées avec Karl.

 

2/ Zahia, future grande baby doll

Souvenez-vous. Zahia fut la jeune (mineure, oups) blonde bimbo-porn-star « cadeau d’anniversaire de Franck Ribery, alias le Frankenstein milieu terrain du Bayern Munich « (C’est The BBBlondes qui le dit), déchainant le scandale et faisant tourner tous les regards vers son cul altier (la célèbre cambrure). « Une presque petite fille héroïne de bunga-bunga, une caricature d’escort-girl, trop blonde, trop cambrée. Le scandale retombant mais la célébrité acquise, une armada d’investisseurs, d’agents, d’avocats et de managers lui ont offert leurs services et Zahia s’est muée en petite entreprise. » (nous révèle Le Point). Voilà pour son acte de naissance médiatique, au pays de la gaudriole et de la classe nationale.

Ainsi, soucieuse d’utiliser sa notoriété badigeonnée de soufre comme un tremplin vers une autre vie (construction du mythe de la princesse pauvre et pute qui éclot enfin dans le faste, le luxe et la volupté), Zahia se lance dans la création, Haute Couture, madame. Et se voit soutenue par Karl. Et oui. « Karl Lagerfeld qui signe les clichés de son lookbook » (à découvrir chez La Veilleuse Graphique). Bon, un espoir passager nous avait fait croire à la renaissance du Kaiser, mais tout le monde n’étant pas Gainsbourg, le jeu de la provoc apparait ici comme une énième opé marketée qui fait déborder le vase.
Et comme le souligne Le Boulevardier, à propos de l’improbable collaboration: « On guette donc un propos ou une personnalité, dont Karl lui-même dit qu’elle serait “fascinante”. On se permet de douter du Kaiser, au motif que son dernier joujou s’appelait Baptiste Giabiconi et qu’il était honnêtement moche et sérieusement nul en chanson, au point qu’on ne saurait en faire même ne serait-ce qu’un chapeau d’article ».
On s’en remet une couche sur les références douteuses de Karl avec Le Point: « Le grand Karl, pourtant si sévère, compare sa nouvelle muse à Diane de Poitiers, Otero et Coco Chanel. « Rien chez elle n’est vulgaire », assure-t-il. Expert en réhabilitation, Lagerfeld avait déjà dit tout le bien qu’il pensait de Victoria Beckham. »

Bon mais la collection, alors? Défilant mercredi soir, comment les créations (finalement très lingerie, hein) ont-elles été perçues? On revient à cet excellent article du Boulevardier qui présente avec pertinence pour et contre, j’aime/j’aime pas. « Cheap? La vindicte populaire sera priée de retourner à ses études, puisque Zahia a fait travailler des artisans de renom pour monter ses tenues, s’offrant par ce biais de procédé une connivence étonnante avec le monde de la Couture« . Et toc, pour le positif.

« (…)c’est dans la posture sweety-coquine qu’on perd le fil de la création Zahia. Le rose, la féminité quasi-infantile de ses modèles concourent à une naïveté proprement grossière. Dans un épique fracas de Sailor Moon contre les Playmates de la Playboy Mansion, Zahia propose un mythe quasiment pervers de la femme. Une sorte d’hydre schizophrène est incarnée dans ses modèles, (…) Lady Gaga sous amphets ou Katy Perry sous Xanax? »

Zahia aurait-elle réussi le pari de la critique façon le ver est dans le fruit, limite mortifère, des clichés machistes, aurait-elle réussi à manipuler l’imagerie stéréotypée de la femme-enfant salace, (elles le sont toutes dans le fond)? Woooh.

Marie LuvPink, quant à elle, analyse le défilé de manière plus pragmatique (et moins militante, du coup) et nous dit: « (…) je trouve que c’est une reconversion assez réussie, puis qui mieux qu’elle sait ce qui peut rendre sexy? Car le port du slip en coton c’est pas très folichon, il faut savoir être jolie & désirable en toute occasion.. non?.. » Allez y découvrir toutes les photos du défilé et dites-nous, tiens, ce que vous en pensez. Au passage vous prendrez les conseils cosméto anti-cellulite des BBBlondes, qui en ponctuent leur note Zahiesque…

Crédit photo: Easter Bunny (c) L’Express Styles (Mathilde Laurelli) via Le Boulevardier.<

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besnob

Jennifer + Marie 🙂


2 réponses à “Revue de Web n°117 : Huff, little babies”

  1. […] délire: la deuxième collection lingerie couture de Zahia. Créant l’émoi la première fois, l’ex mineure (de fond) continue de surprendre (dans le bon sens, globalement) et convainc […]

  2. […] délire: la deuxième collection lingerie couture de Zahia. Créant l’émoi la première fois, l’ex mineure (de fond) continue de surprendre (dans le bon sens, globalement) et convainc […]

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