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Kaiser Chief


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Couv-AH1 Ah, Karl. Encore lui, oui. Un petit post en passant pour vous signaler que Karl le magnifique déploie ses ailes sur Libération du 22 juin. En l’occurrence, Lagerfeld sera le rédac chef de l’édition très spéciale du quotidien. Nouvelle innovation chez Libération : pour offrir un écrin particulier à cette édition collector, le quotidien Libération aura pour l’occasion un format double. Avec un prix de vente inchangé, ce Libé géant de 24 pages, édité sur papier surgrammé, aura un tirage accru de 30%.
Par ailleurs, Karl le prolixe signe les photos de la sélection orchestrée par Maria Luisa (j’y reviendrai à tous égards) pour la saison automne-hiver des 3 Suisses.
Réflexion du jour, bonjour: lire le brillant parallèle visuel du Modalogue, qui traduit l’omniprésence du Kaiser Karl au travers des mises en série (art=industrie) d’Andy Warhol et une superposition coca-colesque des plus pertinentes.
Attends, je pense tout haut. Karl Lagerfeld est en train d’incarner la réflexion d’Andy Warhol sur la société de consommation jusqu’à ses retranchements ultimes, à savoir, l’effacement de l’individu,  de sa singularité et de sa créativité au profit de la marque. Karl n’est plus depuis un moment un artiste ni un créateur mais est bel et bien devenu un label à part entière. Warhol, tout en en faisant le constat critique prenait part au système consumériste mais a su utiliser la force créatrice d’autres artistes (à la Factory, notamment), premier stade du capitalisme passant par l’exploitation d’autrui, tandis que Karl s’est transformé, en solo, en emblème (vide) de lui-même…

Lassant, sans doute, je ne comprends pas que d’autres marques aient l’espoir de voir leurs ventes se multiplier grâce à la citation creuse d’une appellation très contrôlée (Karl Lagerfeld) d’où la création s’est malheureusement depuis longtemps évaporée.

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Elle vous raconte la mode de A à Z, sans hésiter à prendre des chemins de traverse, ne voit la vie qu’à condition d’être perchée sur des escarpins et n’oublie jamais que les vêtements sont avant tout une manière de se mettre en scène et de jouer…! Contact : marie@besnob.fr

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6 réponses à “Kaiser Chief”

  1. Christian dit :

    Pour rebondir sur la comparaison économique et l’appellation très contrôlée.
    On peut dire qu’Andy Warhol, artiste-capitaliste (je te cite) était dans une situation d’oligopole, il n’évoluait pas seul et de rares membres de la Factory (Lou Reed, par exemple) ont su tirer leur épingle du jeu, entrer en « concurrence » avec lui en quelque sorte.
    Karl, lui, est en situation de monopole dans… un écosystème qui l’a créé et où il évolue… seul ! Un brin déprimant.

  2. Stéphanie dit :

    En language blogueur : Karl a le melon et c’est une putasse.
    Plus sérieusement, je valide cette analyse

  3. Marie dit :

    @Christian: oui, c’est ce que je voulais dire, par l’exploitation d’autres artistes. Ce qui n’est pas forcément un mal… Surtout lorsqu’on voit ce que certains d’entre eux (les plus talentueux?) sont devenus. Carrément déprimant dans le cas de Karl, puisque absolument solitaire et coupé de la réalité…
    @Stéphanie: le pire c’est qu’il est dans une autre stratosphère que la putasserie. L’autoculte.

  4. Stéphanie dit :

    L’autoculte : oui !

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