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Docteur à tuer, Josh Bazell et La Cosa Nostra

Docteur_A_tuerLorsqu’on m’a dit que j’allais lire l’un des best-sellers américains de 2009, que c’était un thriller à base de mafia et d’univers hospitalier, le tout saupoudré de cynisme à la Dr House, j’ai demandé où était la porte de secours. Alors j’ai laissé le roman reposer sur la table du salon, une semaine, puis deux, finalement un mois entier. Grand mal m’en a pris, puisque j’ai dévoré Docteur à tuer en une seule journée : Josh Bazell, l’auteur, et moi, dans le lit un samedi après-midi à vivre au rythme du héros, un certain Peter Brown…

Peter Brown est médecin dans un hôpital de troisième zone à Manhattan, il se came aux médocs, vit et travaille dans un environnement qui rappelle à tout téléphage des séries comme Urgences, Dr House ou encore Scrubs (vite-fait). Cela aurait pu désavantager le livre que de le vendre sur ses ressemblances avec des (anti-)héros hertziens mais une fois qu’on entre dans l’univers de Peter, on est happé par une histoire captivante et une écriture fluide, vive, pleine d’humour noir. Peter est devenu médecin grâce au programme de protection des témoins du FBI ; dans une première vie, il était tueur à gages pour la mafia, n’avait depuis l’adolescence pour amis que des membres de La Cosa Nostra sans jamais au fond adhérer à leurs actions ni leurs pactes. Et c’est avec l’arrivée dans son service d’un patient nommé Squillante que le passé de cet homme va ressurgir… On rit (parfois jaune) autour des armes à feu et des mafiosos de banlieue comme avec Les Sopranos, on ne s’ennuie jamais, c’est rythmé, plein de rebondissements, bref tous les éléments d’un bon thriller sont réunis.

En revanche, si vous êtes hypocondriaque, ne lisez pas Docteur à tuer ! Le roman est truffé d’anecdoctes glauquissimes (l’auteur est lui-même docteur) qui vous laisseront terrifié à l’idée de remettre un jour les pieds à l’hosto.

Loin d’être accoutumée par les thrillers et les histoires de mafia, j’ai vraiment adoré ce premier roman de Josh Bazell, et je ne suis pas la seule : Leo DiCaprio incarnera prochainement le Dr Brow au cinéma, ça vaudra le détour je n’en doute pas une seconde.

Docteur à tuer de Josh Bazell, 20 euros aux Editions JC Lattès.

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Jennifer

journaliste web
Avec son cœur d’arty choc, Jennifer de Tougarinoff, aristo bobo chic, nous régale de son regard clair sur la mode, les people, les gadgets, les souliers, la vie et (re) la mode, j’insiste. Journaliste et blogueuse pointue, trentenaire et totalement parisienne, (voilà, c’est fait pour les catégories socio professionnelles, que la belle explose régulièrement), Jen est au fait de l’actualité du monde et du coin de sa rue ; elle épingle façon vaudou tout ce qui anime les filles. Contact : jennifer@besnob.fr


5 réponses à “Docteur à tuer, Josh Bazell et La Cosa Nostra”

  1. Vermine dit :

    305 pages en une journée, j’en suis bien incapable. Bravo. Même si je dévore, je dévore hyper lentement. Et puis, je mets quatre post-its toutes les 2 pages…

    Voilà je crois avoir passé le quota de lettres dans les previews de messages s’affichant en home page. Pour abuser d’un peu de franglais.

    Je disais donc:

    Laisser ce billet sans un seul com alors que 63 bourrins bouffent de l’avoine ou de la pivoine occitane peu importe, deux pages avant, ça me fout la honte.

    Alors, voilà, pour la gloire. (ou ma honte… Mais j’accepte l’endossement, qu’elle ne soit pas sur la littérature, c’est tout).

  2. Jennifer dit :

    Voilà un homme de goût ! (fossettes apparentes, magnifique, Jen passera une belle journée Dieu le veut et elle aussi – mon côté Delon !)

    je l’ai vraiment lu sans voir passer le temps; j’avais choisi une dizaine de passages mais finalement cela aurait été trop compliqué sorti du contexte. Sympa ce livre, pas de la grande littérature mais pour se détendre, c’est parfait.

  3. Vermine dit :

    « comme une orangeade entre l’entremets et le dessert » dirait le Stalker.

    Quoiqu’il serait bien capable de la recracher car trop tiède…

    Tu sais que j’ai mis 30 minutes à me demander ce que tu avais voulu dire avec la référence à Delon. Je te jure j’ai même googlisé « Si Dieu le veut » pour voir si ça ne ferait pas partie d’un pan obscur de sa filmo…

    Et puis la troisième personne…

    Qu’est-ce que je dis 30 minutes, une heure même…

    Je me tiens vraiment chaud parfois.

  4. Grimms dit :

    Tiens? Moi qui hésitait sur le choix d’une prochaine dégustation littéraire, on m’en sert une de choix sur un plateau. Merci pour cette présentation par le menu de cet ouvrage!

  5. Bonjour!
    J’ai lu Docteur à tuer en moins de 24 heures, alors je suis plutôt d’accord avec vous. Je me permets de vous renvoyer à « Le Blues du libraire », le blogue polar de la librairie Pantoute (Québec) où deux de mes collègues et moi publions nos coups de coeur. Vous pourrez y lire mon commentaire sur le livre de Bazell:
    http://lebluesdulibraire.blogspot.com/2010/04/docteur-tuer-commentaire-de-stephane.html
    Merci!
    Stéphane Picher

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