Encore
Encore, des corps, décor. Lyrisme cru de l’instantané pas si figé mis-en-scène. Les photographies de Pierre Andreotti ont pour thème jouissance et érotisme. C’est mystérieux et sourd comme chez les maitres flamands, Rembrandt vivant son premier orgasme, et blafard, parce que, bin, le sexe. Tiens, laisse-moi citer Benoîte Bureau, parce que moi je suis embarrassée. Non, pas par le sujet mais parce que je suis le beau et troublant travail de Pierre depuis, euh, toujours. Et j’en suis remuée. Allez Benoite, à toi (ah, non, elle, je ne la connais pas personnellement): « Mises en scène, ces photos donnent pourtant à voir quelque chose des extases ordinaires: elles disent que les attitudes passionnelles qui nous apparaissent les plus intimes sont tributaires des représentations auxquelles nous sommes soumis, que nos corps se plient à des images. »
La photo, là, c’est « Mikaël, 2009″. Ce soir nous nous croiserons peut-être (vous et moi et lui, c’est ouvert à tous) au vernissage de l’exposition, sinon, courrez-y, vous avez jusqu’au 25 juillet.
Encore, Pierre Andreotti, vernissage ce soir à 18 heures, du 5 juin au 25 juillet,
Galerie Anton Weller, 9 rue Christine 75006 Paris
Ouverture du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rdv +33(0)1 43 54 56 32.


Merci de me faire connaître le travail de Pierre Andreotti. Ton analyse de son travail est trés juste.