Revue de web n°15 : en mai, ce qui nous plait !
Hey, c’est férié! Et d’une, nous avons eu envie de changer les règles. Juste cette fois. Non, parce que vous êtes en train de vous habituer et c’est le début de la mort du petit cheval si la flamme de la surprise s’éteint. Ainsi, le thème de cette revue de web (#15) c’est : PAS DE THÈME. Ça vous la coupe, on sait, c’est l’effet escompté. Chacune d’entre nous s’est laissée porter par sa légendaire sensibilité (plus ou moins anonyme) et a choisi trois liens pour vagabonder, rire, pleurer, ponctuer et laisser couler votre journée de glande. (Et de deux, rien). Enjoy the foutraque!
De l’enthousiasme dès le réveil (même tardif) !
Trois bonnes raisons de boire son café du matin en compagnie de Cremlystella…
1/ Elle a linké le philharmonique I Was There dans sa blogroll, et ça, c’est un signe de bon goût, hop une valeur sûre, ça fait plaisir (surtout en ces périodes de vaches maigres où les blogueuses sont de moins en moins drôles, toujours un peu plus consensuelles, disons-le, et pour couronner le tout, rarement mélomanes).
2/ Elle nous a toutes devancées en sentant arriver la mode des mocassins bateau, pendant que Kanye West cherchait toujours, Cremlystella avait déjà déniché les siennes chez Guerrisol. Donc les Sebago que portait ton frère (le bourge, le notre, quoi) en 87, trop la classe, on prend on achète (neuf) et en Cremlystella we trust !
3/ Pas de 3, c’était juste pour vous inciter à cliquer sur le lien, viva Cremlystella, les bourges, les faux bourges, les Sebago et les pâtisseries de chez Lenôtre ! (cf Lenôtre : spéciale dédicace à mon père ; c’est férié on a tous les droits pour cette revue de web freestyle.)
Alors que tu croises dans le miroir ton visage encore ensuqué par cette formidouble grasse mat, ça tire les rides, cette bouffitude du sommeil, et que tu envisages de traîner ta tête de vieux sioux en pyj’ jusqu’à la table du petit déj’, ne désespère surtout pas de ton physique moelleux. Et paye-toi une bonne tranche de rigolade en découvrant ce que la retouche Photoshop de toutes les meufs apparemment super canons produit de pire, de freak, de réjouissant chez Photoshop Disasters. Mais, oui, tu vois, tu es parfaite in real life. On reprend un croissant.
Cours-y vite mater la BD du jour du muguet, chez Margaux Motin. Nous, c’est simple qu’on a illico avalé notre Benco de traviole. Margaux apprend à sa fille à cracher… et que surtout, il ne faut jamais avaler. La décence ne nous permet pas d’en parler plus longuement (sinon Be Snob sera désormais réservé à un public adulte averti), mais allez y jeter un oeil. C’est super drôle. Et on n’est pas très bon public, en général…
Ah, le déjeuner approche, c’est critique, on se ressaisit…
Vous ne vouliez pas savoir ce que vous ingurgitez comme grammes de sucre en craquant pour une barre de Mars en rentrant du bureau, avant de retrouver Jules devant qui vous faites bonne figure depuis l’annonce officielle du début de votre régime il y a deux semaines ? Vous saurez pourtant tout en jetant un œil sur les photos qui mesurent les sodas, snacks et fruits en carrés de sucre. A voir sur Le Post pour définitivement arrêter le coca (même light, on va niquer notre estomac à force) et préférer la gariguette et le thé vert ad vitam aeternam.
Au moment où les longs week-ends fériés de mai nous poussent à prendre du bon temps entre amis, à bruncher et à boire tout et n’importe quoi, cette petite étude comparative photographique vous remettra les pendules à l’heure !
Anecdote sur la guéguerre journalistes/blogueurs à lire sur Bozarblog où François Gombert nous rappelle à quel point ce débat nous énerve autant que la blogosphère s’agite parfois dans le mauvais sens. Les anti-héros de la presse sont des péteux, soit. Mais la capacité du blogueur influent-flatulence (c’est férié BIS, on a tous les droits BIS, même les plus ringards !) à s’imaginer lui aussi roi du monde est immense. Non, le vrai problème, c’est déterminer qui du blogueur ou du journaliste est le plus con, le plus petit, le plus cyniquement accroché à ses entrées et à ses cadeaux dans un monde de com’ et de plaisir amer.
François Gombert achève son billet par une réflexion légère mais toutefois intéressante : « Si on suit ce schéma là (en l’espèce chouchouter le journaliste et laisser le blogueur au rang de… vitrine méprisable), le marketing viral / d’influence / eRp (appellez ça comme vous voulez) n’aura plus sa place dans les agences de RP. Il faudra que ces dernières créent une filiale dédiée à ce type d’opération où il n’y aura plus que des agences spécialisées. » Et pourquoi pas…
Lundi, sur son blog, Fonelle se demande si c’est grave d’avoir en soi un singe moqueur. Et non, c’est pas grave Fonelle, puisqu’on se retrouve toutes un peu dans ton billet. C’est à dire qu’invariablement, en terrasse d’un café, au Super U, ou même sur l’Internet, on adore persifler.
Depuis l’enfance, on a tous eu une tête de turc en classe, on n’était pas si fiers finalement (mais bon fallait bien passer le temps en Langue Vivante II), et la recette de Fonelle c’est qu’on peut se moquer certes, mais avec « un coeur d’or ». C’est chaud, mais on va essayer, promis.
Tandis qu’on glisse dans tous les sens et en image vers l’apéro…
Tiens, une sorte d’avant-après dans le temps proposé par Fashion Orgasm nous aspire plaisamment vers l’enfance. L’enfance des tops russes, en fait, puisque le reportage est issu du Vogue Russia. On y découvre que ces blondes et faméliques beautés slaves étaient mignonnes dans leur prime jeunesse, enfin, fraîches comme toutes les petites filles, qu’elles bossaient déjà dur pour prendre la pose, qu’elles ont pour la plupart arrêter de se nourrir il y a dix ans et que le maquillage, tout de même, ça vous métamorphose une femme, pas forcément en bien. Toutes considérations absolument nécessaires en ce jour où le corps chôme, pas les neurones.
Bon ok, la photo a plus d’un mois dans le pixel, mais n’empêche qu’on adore la gueule d’André shooté dans son fief, l’hôtel Amour, sur The Selby. Pourquoi ? Parce qu’il semble sortir tout droit d’un Grease de Série B, et qu’on kiffait les robes qui tournaient d’Olivia Newton-John.
Allez André-André, fais-moi mal avec tes petits poings rageurs !
Pour se finir, on dévore les gadgets, vrais hommages, parodies, affiches et interviews que Écrans a compilés pour nous à l’occasion des 20 ans de la mort de Sergio Leone. Parce qu’il ne faudrait pas oublier que sans western spaghetti, il n’y aurait pas de Quentin Tarantino, de John Woo ni de Martin Scorsese. Attention, après ceci, vous ne voudrez finalement plus sortir et risquez de louer la trilogie américaine (Il était une fois dans l’ouest, Il était une fois la révolution, Il était une fois en Amérique) + la trilogie de l’homme sans nom (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand). Et y passer la nuit…
Après tout, on s’en fout, demain c’est samedi.
Crédit photo: Manu & Vince /Picasa.














ho!! Mais on parle de moi!